20/06/2015

L'alimentation du chaton de la naissance au sevrage

Alimentation du chaton de la naissance au sevrage.

 

La période d’allaitement dure de 5 à 7 semaines. Au tout début de celle-ci, les chatons consomment le « premier lait » : le colostrum, riche en anticorps, essentiel pour une défense immunitaire précoce contre les maladies infectieuses.

La croissance du chaton est extrêmement rapide. Il pèse environ 100 grammes à la naissance ; il gagne 10 à 15 grammes par jour, double son poids de naissance en 10 jours et le multiplie par 5 à 7 en 7 à 8 semaines.

Il est utile de peser quotidiennement les chatons à heure fixe : toute stagnation ou chute de poids doit motiver le recours à une supplémentation lactée.

Le lait de vache n’est pas adapté pour les chatons, il est trop riche en lactose et pas assez énergétique. Il existe des laits maternisés pour chatons parfaitement adaptés aux besoins des bébés.

 

Le sevrage doit se faire progressivement.

Les capacités digestives des chatons évoluent au cours des premières semaines. Les chatons digèrent de moins en moins bien le principal sucre du lait : le lactose, mais ils sont capables d’assimiler progressivement l’amidon des céréales. Comme cette capacité ne s’installe que progressivement, pour éviter les diarrhées de sevrage, il est recommandé de donner un aliment contenant moins de 30% d’amidon (par rapport à la matière sèche).

Ces diarrhées sont dangereuses, elles entraînent une chute de croissance, une déshydratation aux conséquences parfois dramatiques pour de jeunes animaux.

Un aliment spécifique « chatons » peut être distribué dès que les chatons ont atteints l’âge de 3 semaines. A cet âge, la consommation sera minime, mais augmentera progressivement, ce qui soulagera la mère. Au début, pour rendre l’aliment plus appétent, il est possible de le mélanger avec du  lait maternisé. Spontanément, la chatte commence à délaisser ses chatons quand ils atteignent l’âge de 5 semaines. Si l’aliment « chaton » a été distribué précocement, les chatons le consommeront d’autant plus facilement et la transition sera facile.

La gamelle doit être assez grande pour que tous les chatons y mangent en même temps. On donnera de 3 à 5 repas par jour. La quantité de liquide mélangé aux croquettes diminuera progressivement jusqu’à devenir nulle vers 6 semaines. Un bol d’eau fraîche sera en permanence à disposition des chatons.

 

D’après « l’Encyclopédie du Chat » de Royal Canin.

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Alimentation

20/02/2015

La taurine

La Taurine :

La taurine est utilisée dans la prévention et le traitement des maladies cardiaques graves (cardiomyopathie dilatée). C’est un acide aminé indispensable chez le chat, c’est aussi un anti oxydant dans la lutte contre le vieillissement.

La taurine permet la synthèse des sels biliaires par le foie. Mais elle agit aussi en influençant les flux de calcium entre l’intérieur et l’extérieur de la cellule, ce qui lui permet d’agir sur le fonctionnement du cœur. Elle a enfin une action anti oxydante importante sur la cellule.

Les viandes constituent les sources naturelles de taurine.

Extrait de «  Nutriments des chiens et des chats » de Royal Canin.

08:02 Écrit par Dr F. Henin dans Alimentation

10/04/2011

Les protéines dans l'alimentation

Les protéines dans l’alimentation du chien et du chat :

Le chien et le chat sont des animaux carnivores, ils ont des besoins importants en protéines de qualité. Certains états physiologiques sont demandeurs, car les phénomènes de construction ou de renouvellement y sont  plus importants : croissance, gestation, lactation, effort physique.

Les protéines sont des molécules en chaînes, constituées d’acides aminés reliés les uns aux autres par des liaisons chimiques et placés dans un ordre défini qui confère sa nature et ses rôles à chaque protéine.

Elles peuvent être animales, végétales, pures ou liées à des glucides ou des lipides.

Les acides aminés issus de la dégradation des protéines alimentaires dans le tube digestif, sont absorbés et servent ensuite à la synthèse par l’organisme des protéines qui  lui sont nécessaires pour bâtir ou renouveler ses organes ou structures.

Les aliments riches en protéines sont d’origine animales : viande, poisson, œuf, produit laitier, ou végétales : haricots, lentilles, pois, soja, levure…

Extrait de «  Nutriments des chiens et des chats » de Royal Canin.

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Alimentation

10/01/2011

L'alimentation des chats seniors

L’alimentation des chats « seniors »

A partir de l’âge de 7 ans, les chats atteignent le stade de « senior ». Leurs besoins nutritionnels se modifient et deviennent différents de ceux des adultes plus jeunes.

Il est préférable de changer leur alimentation et de passer aux nombreuses variétés « mature ou senior » proposées par les différentes marques d’aliments pour chats.

La teneur en vitamines et en minéraux est adaptée à leurs besoins.

La teneur en antioxydants et en vitamine E est adaptée pour un système immunitaire renforcé.

Les acides gras oméga 3 et oméga 6 sont augmentés pour un pelage et une peau saine.

Le taux de phosphore est abaissé pour préserver la fonction rénale.

Le taux de matières grasses est abaissé pour maintenir un poids idéal.

La quantité de nourriture à distribuer chaque jour est indiquée par le fabricant sur l’emballage. Respectez-la scrupuleusement.

Votre chat doit disposer en permanence d’eau fraîche.

Ne donnez pas de restes de repas à votre chat, cela déséquilibre ses rations. Pour les friandises, n’en donnez qu’avec parcimonie…

N’hésitez pas à demander conseil à votre vétérinaire.

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Alimentation

10/10/2010

Les acides gras dans l'alimentation du chien et du chat.

Les acides gras dans l’alimentation du chien et du chat :

 

Les acides gras poly insaturés des aliments s’altèrent sous l’effet de l’oxygène, de la chaleur, et donnent un phénomène de rancissement qui peut devenir dangereux par la formation de composés complexes (hydro peroxydes). C’est ce qui fait l’intérêt de l’adjonction d’antioxydants à un aliment.

Les acides gras saturés courts sont très intéressants pour la fourniture rapide d’énergie chez le chien de sport, ainsi que pour l’animal diabétique.

Les acides gras sont les constituants majeurs des lipides (beurre, œufs, huile de poisson, huiles végétales)

 

Les acides gras oméga 3 :

De par leurs rôles biologiques, les acides gras oméga 3 sont valorisés pour alimenter au mieux les chiens de sport, les chiens et les chats vieillissants, les animaux souffrant de maladies inflammatoires chroniques (arthrose, insuffisance rénale chronique, diarrhées inflammatoires, maladies de la peau).

L’organisme ne sait pas synthétiser ces acides gras oméga 3. Ils se retrouvent presque exclusivement dans les huiles de poisson, mais on en trouve un petit peu dans l’huile de soja.

 

Les acides gras oméga 6 :

Indispensables à la santé, ils ne sont pas fabriqués par l’organisme. Ils sont nécessaires pour la santé de la peau, la qualité du poil, et les fonctions de reproduction. Ils sont essentiels en cas de maladie du foie, de la thyroïde ou de diabète. Les sources de ces acides gras oméga 6 sont exclusivement des huiles végétales.

 

 

Source : Nutriments chez le chien et le chat (Royal Canin)

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Alimentation

01/06/2010

Comment changer l'alimentation de son chien

Comment changer d’alimentation ?

 

Même si vous pensez que votre chien aime manger varié, il est prouvé scientifiquement que son système digestif préfère toujours recevoir la même alimentation.

On parvient à la meilleure digestion lorsque le chien reçoit chaque jour les mêmes éléments nutritionnels. Une modification dans l’alimentation requiert en effet une adaptation des sucs digestifs et de la flore intestinale. Il vaut donc mieux toujours donner la même nourriture à son chien. La qualité constante d’un aliment sec de grande marque, permet aux bactéries et aux enzymes présents dans le tube digestif de s’adapter parfaitement et de profiter de la nourriture de manière bien plus efficace.

En cas de changement de nourriture, il est préférable d’étaler ce changement sur une longue période de temps. Il vaut mieux que votre chien s’habitue lentement à la nouvelle nourriture en augmentant progressivement la quantité sur une semaine.

Si le changement n’est pas étalé, votre chien risque un dérèglement du tube digestif qui se traduira par de la diarrhée.

Le premier jour : donnez 1/4 de la nouvelle nourriture et 3/4  de l’ancienne.

Les deuxième et troisième jours : donnez 1/3 de la nouvelle nourriture et 2/3                  de l’ancienne.

Le quatrième et le cinquième jour : donnez la moitié de la nouvelle nourriture et la moitié de l’ancienne.

Le sixième et le septième jour : 3/4 de la nouvelle et 1/4 de l’ancienne nourriture

A partir du huitième jour donnez la nouvelle nourriture.

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Alimentation

10/03/2010

Nutrition du chien de sport ou de travail

Besoins nutritionnels du chien de sport ou de travail :

1.     L’alimentation permet d’améliorer les performances physiques d’un chien au même titre que la sélection génétique et l’entraînement.

2.    Pour maintenir un chien actif à son poids de forme, il faut adapter la densité énergétique de l’aliment à ses besoins. Un chien de traîneau en course de longue durée peut multiplier son besoin énergétique d’entretien par 8.5 !

3.    Un aliment riche en graisse améliore les performances des chiens aussi bien en sprint qu’en endurance. En privilégiant les matières grasses comme carburant, le chien économise le glycogène de ses muscles et retarde ainsi l’apparition des signes de fatigue. Mais il faut un mois de conditionnement alimentaire avant l’entraînement pour préparer l’organisme et les muscles du chien à utiliser plus efficacement les matières grasses.

4.    Certaines graisses sont à privilégier dans l’alimentation d’un chien actif :

L’huile de coco apporte des acides gras très rapidement utilisés par les muscles.

L’huile de poisson apporte des acides gras qui limitent les phénomènes inflammatoires favorisés par le stress et l’effort physique.

5.    Un apport en L-carnitine favorise une bonne utilisation des graisses et économise les réserves de l’organisme. Un supplément de vitamines E et C aide à protéger l’organisme du chien contre une production de radicaux libres due à l’effort.

6.    L’activité physique intense et le stress associé augmentent les besoins du chien en protéines. Un aliment plus riche en protéines améliore les performances en favorisant l’oxygénation musculaire et réduit le risque de blessures.

7.    Un aliment « haute énergie » n’est pas réservé au chien de sport ou de travail et trouve de nombreuses applications : chiens dehors en hiver, chienne en lactation, préparation aux expositions, chiens difficiles ou sensibles sur le plan digestif, convalescence….

 

 

D’après l’Encyclopédie du Chien de Royal Canin

 

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Alimentation

01/10/2007

Alimentation chien: les 10 erreurs à ne pas commettre

Alimentation/comportement du chien : les 10 erreurs à ne pas commettre :

  •  1. Donner à manger à table :En partageant son repas, le maître détruit son image auprès du chien. Protéger son repas provoque admiration et attachement.
  •  2. Solliciter son chien et le supplier de manger ou inciter le chien à manger en donnant à la main.Un maître qui se veut respectable ne doit pas assister au repas de son chien. En le suppliant de bien vouloir manger, le maître prend une position subalterne et invite le chien qui veut monter en hiérarchie à refuser son repas. 
  • 3. Confondre bien manger et être heureux.Cette notion qui peut être vraie pour un homme ne l’est pas pour un chien. Un chien heureux est celui qui est en bonne santé, se promène et joue avec son maître. Le repas ne doit servir qu’à compenser la faim mais ne doit pas être un moyen de gagner l’affection. Les animaux ne sont pas capables de gérer raisonnablement le plaisir alimentaire. 
  • 4. Nourrir son chien juste avant de se mettre à table pour qu’il ne réclame pas.Ce serait confondre les objectifs du chien qui ne réclame pas parce qu’il a faim mais pour prouver qu’il peut accéder au statut du maître en partageant son repas. 
  • 5. Proposer différents aliments à un chiot pour qu’il se sente à l’aise dès son arrivée.Les premiers instants dans la maison sont déterminants. Il est normal qu’il n’ose pas manger en arrivant et se comporte timidement. Il est également important d’imposer des règles dès les premiers instants. 
  • 6. Utiliser des friandises pour stimuler l’appétit du chien envers ses croquettes.Ce n’est pas utile, si le chien a faim, il mangera ses croquettes. Ce serait risquer de le faire manger alors qu’il n’a pas faim et donc de le faire grossir. De plus, le chien risque de ne plus accepter de manger si ce rituel n’est pas respecté. 
  • 7. Se faire pardonner ses absences et ses manquements en donnant des friandises.Le risque est de réduire la relation maître-chien à un échange de nourriture.
  •  8. Réduire la boisson et la nourriture pour obtenir la propreté.Cette technique courante fait passer les envies du maître avant les besoins du chien. Les irrégularités de distribution risquent d’entraîner des désordres digestifs néfastes à l’apprentissage. Pour un chiot, il faut prévoir 3 à 4 repas par jour, et une prise d’eau à volonté. 
  • 9. Ne pas s’inquiéter d’un chiot qui mange beaucoup plus que les indications du fabricant.Une surconsommation peut être le signe d’un trouble de la satiété et du comportement ou de la digestion. Il faut en parler rapidement à votre vétérinaire. 
  • 10. Donner un régime ménager une fois par semaine.Cette idée montre que le propriétaire n’est pas convaincu qu’il a raison de donner uniquement un aliment préparé. Il craint soit une carence, soit de ne pas réussir à rendre le chien heureux. Un raisonnement sérieux doit lui montrer la qualité diététique de l’aliment industriel. 

 

  • D’après «  l’Encyclopédie de la Nutrition Clinique Canine » de Royal Canin

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Alimentation

10/07/2007

L'alimentation du chien âgé

L’alimentation du chien âgé :

 

Lorsque le chien a parcouru 75 à 80% de son espérance de vie, il peut alors vraiment être considéré comme âgé. Les signes du vieillissement deviennent de plus en plus évidents et faciles à reconnaître à partir de 12 ans chez un petit chien, à partir de 10 ans chez un chien de taille moyenne, à partir de 8 ans chez un grand chien.

A ce moment là, une alimentation spécifique peut aider le chien à lutter contre le vieillissement pour qu’il conserve une bonne santé le plus longtemps possible.

Les objectifs des aliments pour « chiens seniors » sont les suivants :

  1. Embellir la peau et le pelage : pour cela, les aliments sont enrichis en acides gras essentiels : huile de poisson et de bourrache, qui a un effet positif sur le brillant du poil, en zinc, cuivre, manganèse.
  2. Contribuer à la lutte contre le vieillissement cellulaire :

Avec des anti-oxydants : vitamine E et C et béta-carotène.

  1. Atténuer les conséquences du phénomène arthrosique :

Avec de la Glucosamine, des sulfates de chondroïtine.

La chondroïtine freine la dégradation des cartilages, la glucosamine stimule la régénération cellulaire de ces cartilages.

  1. Améliorer le statut immunitaire de l’animal et augmenter sa résistance aux infections :

Avec de la vitamine E, C, du béta-carotène, du zinc et de la vitamine B6.

  1. Lutter contre les maladies dégénératives, la cataracte, les tumeurs….

Avec la vitamine E, C et béta-carotène.

Pour ralentir la dégradation progressive du fonctionnement rénal, le taux de phosphore alimentaire est réduit et la qualité des protéines est augmentée.

La quantité de fibres est légèrement augmentée pour fournir plus de lest, ce qui permet de lutter contre le risque de constipation qui accompagne la diminution de l’activité physique du chien.

 

Les chiens âgés ne constituent pas un groupe homogène, il faut différencier l’alimentation de l’animal âgé en bonne santé, de celle de l’animal âgé malade. Des examens vétérinaires réguliers sont indispensables. Ils visent à détecter au plus tôt les éventuelles défaillances de l’organisme au niveau rénal, cardiaque…  Dans bien des cas de maladies chroniques accompagnant le vieillissement, la nutrition peut avoir un rôle préventif ou permettre de limiter l’expression des symptômes cliniques.

Pour ceux souffrant d’affections particulières, votre vétérinaire saura conseiller l’aliment le plus approprié.

 

D’après « l’Encyclopédie du Chien » de Royal Canin.

09:10 Écrit par Dr F. Henin dans Alimentation