29/10/2007

Rage à Beersel, suite.

26.10.2007

Objet : Cas de rage diagnostiqué à Beersel – Informations utiles

A. GENERALITES

1. Agent étiologique

Le virus rabique appartient à la famille des Rhabdoviridae, et au genre Lyssavirus,

parmi lesquels on distingue sept génotypes. Le virus rabique est un virus à ARN

négatif, non segmenté enveloppé, en forme de balle de fusil.

2. Symptômes

On distingue deux types cliniques de rage présentant chacun des symptômes

différents :

Rabies furiosa Rabies paralytica

- agitation

- agressif, hostile, tendance à mordre

- production accrue de salive

- excitation sexuelle

- hurlement

- paralysie

- mort

- incoordination des mouvements, paralysie progressive des membres

- craintif

- production accrue de salive

- refuse l'alimentation

- port de la queue anormal

- ténesme ou paralysie de l'anus

- paralysie

- mort après 48 heures

3. Transmission de la maladie

Le virus est transmis par la salive, durant la période de contagion, via une morsure, un

léchage d’une blessure de la peau et/ou des muqueuses ou via la projection de salive

sur les muqueuses durant la période de contagion.

4. Période de contagion

L’animal infecté peut potentiellement excréter le virus (et donc infecter d’autres

animaux et des personnes) à partir des deux semaines précédant l’apparition des

symptômes. Dans le cas présent, le chien atteint pouvait donc être contagieux à partir du 2 octobre.

5. Période d’incubation

Chez les animaux, la période d’incubation maximale de la maladie est de 6 mois.

6. Mesures à prendre en cas de contact avec un animal infecté

a) Contact avec d’autres animaux

Ces animaux doivent être considérés comme étant suspects d’être contaminés et

doivent être mis en quarantaine (chez le propriétaire, en évitant tout contact avec

d’autres animaux) durant 6 mois (période d’incubation maximale) ou être euthanasiés

et testés.

Un résultat négatif au test post mortem chez un animal de contact asymptomatique

signifie que cet animal n’était pas contagieux pour l’homme ou son environnement,

mais ne permet pas d’exclure une infection subclinique sans excrétion du virus

(l’incubation se déroule dans les tissus périphériques).

On peut tenir compte du statut vaccinal de l’animal : la plupart des vaccins ont une

validité de 3 ans. Un animal protégé par sa vaccination au moment où il a été en

contact (c'est-à-dire, possédant un taux d’anticorps supérieur à 0.5 UI /ml), est

protégé contre la maladie.

Une sérologie peut être effectuée par le Service Rage de l’Institut Pasteur.

Afin de vérifier le taux d’anticorps et un rappel du vaccin doit lui être administré dans les plus brefs délais. Il est important que le prélèvement de sang soit effectué avant  la revaccination, afin qu’on puisse évaluer si l’animal avait assez d’anticorps au moment de l’(éventuelle) exposition au virus.

Il faut cependant noter que :

- un chien naïf (=non vacciné avant le contact) vacciné après une exposition au

virus ne sera pas protégé.

- durant la période d’incubation, il est impossible de démontrer la présence du

virus (pas de séroconversion, pas de virémie,..). La seule méthode de

diagnostic fiable est l’analyse post mortem du cerveau d’un animal mort ou

euthanasié en phase symptomatique.

- l’immunité conférée par le vaccin après une primovaccination sera moins

durable qu’après une revaccination

b) Contact avec des personnes

Ces personnes doivent être traitées en urgence (vaccination et éventuellement

injection d’anticorps), et doivent à cet effet prendre contact avec l’Institut Pasteur

(Secrétariat du Service Rage : 02/373 31 50 ou 02/373 31 62, Dr. Raymond VAN

HOOF : 02/373 32 61).

Les personnes ayant été en contact avec un chien suspect (morsure, léchage) sont

priées de prendre contact avec leur médecin traitant.

Nous attirons votre attention sur le fait que la rage non traitée est une maladie

mortelle à 100% et que pour être efficace le traitement doit être instauré le plus vite

possible et durant la phase d’incubation.

7. Identification des chiens

La réglementation stipule qu’à partir du 1er octobre 2004 les chiens doivent être

identifiés et enregistrés dans la base de données centrale et soient munis d’un

passeport. Ces formalités sont à effectuer avant que les chiens ne soient vendus ou

donnés, et en tout cas, avant qu’ils aient atteint l’âge de quatre mois. Les chiens

provenant de l’étranger doivent également être identifiés au moyen d’un chip, être

munis d’un passeport et enregistrés, et ce avant d’avoir atteint l’âge de quatre mois ou dans les huit jours qui suivent leur arrivée en Belgique.

De plus, la vaccination contre la rage est obligatoire pour les animaux importés en

Belgique. Des conditions supplémentaires peuvent être d’application en fonction du

pays de provenance. Ces informations sont disponibles sur le site web du service

public fédéral Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et environnement :

https://portal.health.fgov.be/portal/page?_pageid=56,613422&_dad=portal&_schema=

PORTAL

B. GESTION DU CAS DE RAGE DIAGNOSTIQUE A BEERSEL

Les personnes ayant été en contact avec l’animal (propriétaire, vétérinaires, personnel

de la clinique) sont actuellement suivies par les services compétents de l’Institut

Pasteur.

L’enquête est pour l’instant diligentée conjointement par les services locaux de

l’AFSCA et de l’Inspection médicale de la communauté flamande afin de s’assurer,

que d’une part d’autres personnes ne courent de risques et, que d’autre part aucun

autres animal domestiques n’ait été contaminé.

 

En application de l’AR du 10/02/67, les mesures suivantes sont d’application dans les communes de Beersel, Linkebeek, Uccle, St Pieters Leeuw, Drogenbos, Braine l’Alleud, Rhode-St-Genèse :

- obligation de tenir en laisse tous les chiens de la zone concernée, même en

dehors de celle-ci,

- vaccination vivement conseillée pour les chiens et les chats de la zone (noter

cependant que les effets de cette vaccination ne sont décelables qu’après 3

semaines),

- maintien conseillé des chiens et chats à l’intérieur,

- il est enfin fortement conseillé de déclarer aux médecins et vétérinaires

traitants les éventuelles morsures faites par des chiens ou chats.

Pour rappel, les mesures suivantes sont de rigueur dans tout le pays en matière de

lutte contre la rage, :

1. vaccination des chiens, chats et furets au sud du sillon Sambre et Meuse

obligatoire ainsi que dans tous les campings de Belgique

2. vaccination datant d’au moins 21 jours et certification (passeport UE ou

certificat ) obligatoires pour toute importation ou exportation.

3. recommandation de tenir les chiens en laisse dans les lieux publics, les

bois et les champs.

Les vétérinaires exerçant dans les communes à risque (cfr supra) sont priés d’envoyer

tous les animaux suspects retrouvés morts à l’Institut Pasteur pour analyse.

La rage étant une maladie à déclaration obligatoire, toute suspicion de rage doit être

immédiatement notifiée par téléphone aux points de contacts de l’AFSCA prévus à cet effet.

Les renseignements pratiques pour la notification (AM 21 janvier 2004), et plus

particulièrement les coordonnées des points de contact, sont disponibles sur le site

web de l’AFSCA à l’adresse suivante :

http://www.afsca.be/sp/notif/notif-obli_fr.asp

Par ailleurs,  l’importation d’animaux vertébrés en provenance de

pays non-membres de l’UE est, sauf quelques exceptions, toujours soumise à la

délivrance préalable par l’AFSCA d’une autorisation d’importation. Cette autorisation

d’importation précise les conditions sanitaires à respecter.

Si cela s’avère nécessaire, d’autres mesures (enquête épidémiologique approfondie,

vaccination obligatoire des animaux domestiques présents dans la zone à risque,…)

pourraient être envisagées par la suite en fonction des résultats de l’enquête et de

l’évolution de la situation.

http://www.arsia.be/pdf/lettre_veterinaires-20071026.pdf

09:38 Écrit par Dr F. Henin dans Actualité

26/10/2007

Un cas de rage à Beersel

La suspicion de rage chez un jeune chien d'un habitant de Beersel a été confirmée par l'Institut Pasteur, annonce jeudi soir l'Agence pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) dans un communiqué.

L'animal avait été euthanasié le 20 octobre suite à des symptômes de rage très relevants diagnostiqués par le vétérinaire traitant. Le deuxième chien de la famille a lui aussi été euthanasié et les résultats des analyses sont attendus.

Selon l'AFSCA, cette apparition "accidentelle" d'un cas de rage en Belgique a pour origine l'importation illégale d'un animal en provenance du Maroc.

Le chien était une femelle croisé labrador, de couleur noire avec des taches blanches au poitrail et au bout des pattes. "L'animal a notamment fréquenté le parc Schavey à Beersel, entre le 1er et le 20 octobre où, compte tenu de son jeune âge et de l'absence de dressage, il n'aurait croisé que peu de congénères", affirme l'Agence. L'enquête a pu établir que l'animal aurait été contagieux depuis le 2 octobre 2007.

Une réunion de crise a réuni jeudi les experts de l'Institut Pasteur, de la Vlaams Agentschap Zorg en Gezondheid, de l'Institut de Santé publique et de l'AFSCA. Plusieurs mesures ont été décidées dont l'information des bourgmestres des communes concernées quant aux mesures à prendre et l'appel aux personnes ayant eu un contact depuis le 2 octobre (voire par mesure de sécurité, le 28 septembre dans le cadre du match de hockey à Uccle sport) avec l'animal ou par l'intermédiaire de leur propre animal domestique, afin de se faire connaître et d'appliquer les mesures prophylactiques nécessaires via leur médecin traitant ou leur vétérinaire.

"En application de l'AR du 10/02/67, dans les communes de Beersel, Rhode St Genèse, Drogenbos, Linkebeek, Uccle, St Pieters Leeuw et Braine l'Alleud: obligation de tenir en laisse tous les chiens de la zone concernée, même en dehors de celle-ci; vaccination vivement conseillée pour les chiens et les chats de la zone; maintien conseillé des chats à l'intérieur", détaille encore le communiqué.

Il est par ailleurs fortement conseillé de déclarer aux médecins et vétérinaires traitants les éventuelles morsures faites par des chiens ou chats.

.

http://www.afsca.be/home/press/doc/2007-10-25_rage-gp_v2_fr.pdf

14:52 Écrit par Dr F. Henin dans Actualité

20/10/2007

Le goût chez le chat

Le goût chez le chat : 

Le goût est une sensation perçue en raison de la stimulation de récepteurs (cellules sensorielles) situés sur la langue principalement, mais aussi dans la cavité bucco pharyngée. Le sens du goût va stimuler les sécrétions salivaires, pancréatiques et gastriques.

Ces récepteurs appelés bourgeons du goût sont situés sur la face supérieure de la langue, sur le palais, l’épiglotte et le pharynx. Au niveau de la langue, les bourgeons sont inclus dans des formations appelées papilles. A la base des bourgeons gustatifs se trouvent des fibres nerveuses qui rejoignent 3 nerfs : glosso-pharyngien, facial et vague. Les informations recueillies sont alors transmises à une partie spécialisée du cerveau, le thalamus.

 
  • Les saveurs sucrées :

Contrairement aux autres mammifères, le chat est très peu sensible aux saveurs sucrées. Il ne fait pas la différence entre de l’eau et une solution sucrée, mais si le sucre est dilué dans une eau salée, le chat préfère celle-ci.

  • Les saveurs acides :

Les récepteurs aux solutions acides sont répartis sur la langue. Une trop forte acidité provoque le rejet de l’aliment.

  • Les saveurs salées :

Le chat a un seuil de perception de la saveur salée plus élevé que d’autres espèces. Il supporte des aliments très salés.

  • Les saveurs amères :

La perception de l’amertume est due à des bourgeons localisés en partie postérieure de la langue. Le chat est très sensible aux saveurs amères caractérisant l’essentiel des toxiques.

 
  • La modification du goût :

Certains facteurs modifient la nature des perceptions gustatives : l’âge diminue le goût, certaines maladies peuvent le modifier, certains médicaments (comme les tétracyclines) altèrent également le goût.

D'après "l'Encyclopédie du Chat "de Royal Canin

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Généralité chiens-chats

10/10/2007

Le Scottish Fold

Le Scottish Fold :

 Image:Scottish Fold.jpg

« Un chat tout rond avec de petites oreilles repliées vers l’avant en casquette »

 Aspect général :

De type bréviligne, trapu, robuste, ce chat est tout en rondeur. Poids : de 2,5 à 6 kg.

 Tête :

Ronde, front bombé. Joues arrondies ; bajoues autorisées chez les mâles adultes. Nez large et court. Léger stop accepté. Museau bien arrondi. Menton ferme.

 Oreilles :

Petites, pliées vers l’avant, descendant bien en casquette. Bien espacées, arrondies au bout.

 Yeux :

Grands, ronds, assez espacés. La couleur est conforme à celle de la robe.

 Cou :

Court et bien musclé.

 Corps :

De taille moyenne, trapu, arrondi, bien musclé. Ossature moyenne.

 Pattes :

Longueur en proportion avec le corps. Ossature moyenne. Pieds ronds et compacts.

 Queue :

Sa longueur ne dépasse pas les deux tiers de la longueur du corps. Epaisse à la base, elle s’effile jusqu’à son extrémité arrondie. Elle est très souple et flexible.

 Robe :

Deux variétés :

 

Poil court épais, serré, très dense.

Poil mi long : cette variété est appelée Highlands Fold. Toutes les couleurs sont reconnues sauf les couleurs chocolat, lilas et le motif siamois.

 Défauts :

Tête trop fine, pointue. Stop trop marqué. Disqualification : queue trop courte, manquant de flexibilité du fait de vertèbres anormalement épaisses.

 Caractère/Particularités :

Ce chat  particulièrement paisible, non dominant, est sociable avec ses congénères et les chiens. Doux, tr ès affectueux, câlin et très joueur, il adore la vie de famille. Discret, sa voix est douce. Vigoureux, résistant, il se révèle être un excellent chasseur. Pour son entretien, un brossage hebdomadaire est nécessaire. Pendant la mue, sa robe pelucheuse sera peignée plus régulièrement. Il est prudent de surveiller les oreilles. Afin d’éviter les risques d’anomalie du squelette, on n’accouple pas deux chats à oreilles pliées. On croise le Scottish Fold avec des chats à oreilles dressées tels que le British Shorthair ou l’American Shorthair. Le caractère « oreilles pliés » n’est visible qu’à partir de la 3ème ou 4ème  semaine et le degré de pliure n’est observable qu’à la 5ème ou 6ème semaine.

 

D’après « L’Encyclopédie du Chat » de Royal Canin ;

 

Eleveurs de Scottish Fold en Belgique :

http://www.centralefeline.be/eleveurs.php?race=8

   

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Races chats

01/10/2007

Alimentation chien: les 10 erreurs à ne pas commettre

Alimentation/comportement du chien : les 10 erreurs à ne pas commettre :

  •  1. Donner à manger à table :En partageant son repas, le maître détruit son image auprès du chien. Protéger son repas provoque admiration et attachement.
  •  2. Solliciter son chien et le supplier de manger ou inciter le chien à manger en donnant à la main.Un maître qui se veut respectable ne doit pas assister au repas de son chien. En le suppliant de bien vouloir manger, le maître prend une position subalterne et invite le chien qui veut monter en hiérarchie à refuser son repas. 
  • 3. Confondre bien manger et être heureux.Cette notion qui peut être vraie pour un homme ne l’est pas pour un chien. Un chien heureux est celui qui est en bonne santé, se promène et joue avec son maître. Le repas ne doit servir qu’à compenser la faim mais ne doit pas être un moyen de gagner l’affection. Les animaux ne sont pas capables de gérer raisonnablement le plaisir alimentaire. 
  • 4. Nourrir son chien juste avant de se mettre à table pour qu’il ne réclame pas.Ce serait confondre les objectifs du chien qui ne réclame pas parce qu’il a faim mais pour prouver qu’il peut accéder au statut du maître en partageant son repas. 
  • 5. Proposer différents aliments à un chiot pour qu’il se sente à l’aise dès son arrivée.Les premiers instants dans la maison sont déterminants. Il est normal qu’il n’ose pas manger en arrivant et se comporte timidement. Il est également important d’imposer des règles dès les premiers instants. 
  • 6. Utiliser des friandises pour stimuler l’appétit du chien envers ses croquettes.Ce n’est pas utile, si le chien a faim, il mangera ses croquettes. Ce serait risquer de le faire manger alors qu’il n’a pas faim et donc de le faire grossir. De plus, le chien risque de ne plus accepter de manger si ce rituel n’est pas respecté. 
  • 7. Se faire pardonner ses absences et ses manquements en donnant des friandises.Le risque est de réduire la relation maître-chien à un échange de nourriture.
  •  8. Réduire la boisson et la nourriture pour obtenir la propreté.Cette technique courante fait passer les envies du maître avant les besoins du chien. Les irrégularités de distribution risquent d’entraîner des désordres digestifs néfastes à l’apprentissage. Pour un chiot, il faut prévoir 3 à 4 repas par jour, et une prise d’eau à volonté. 
  • 9. Ne pas s’inquiéter d’un chiot qui mange beaucoup plus que les indications du fabricant.Une surconsommation peut être le signe d’un trouble de la satiété et du comportement ou de la digestion. Il faut en parler rapidement à votre vétérinaire. 
  • 10. Donner un régime ménager une fois par semaine.Cette idée montre que le propriétaire n’est pas convaincu qu’il a raison de donner uniquement un aliment préparé. Il craint soit une carence, soit de ne pas réussir à rendre le chien heureux. Un raisonnement sérieux doit lui montrer la qualité diététique de l’aliment industriel. 

 

  • D’après «  l’Encyclopédie de la Nutrition Clinique Canine » de Royal Canin

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Alimentation