10/12/2007

Une chauve-souris responsable d'un cas de rage en Vendée

Une chauve-souris est responsable d’un cas de rage en Vendée
 
vendredi 30 novembre 2007

Article extrait de La Semaine Vétérinaire.

L’Institut Pasteur a confirmé, le 23 novembre, que le chat mort à la suite de troubles nerveux à Fontenay-le-Comte (Vendée) était bien atteint de la rage, comme l’avaient suspecté les confrères ayant reçu l’animal en consultation. D’après les résultats du typage du virus, il s’agit d’une souche de type EBL1a (European Bat Lyssavirus subtype 1a), ce qui confirme l’hypothèse d’une contamination par une chauve-souris européenne. Ce cas de rage est le premier qui survient en France depuis le décès d’un chiot importé illégalement du Maroc, en 2004. Le territoire national était considéré comme indemne de rage terrestre depuis 2001. Il s’agit par ailleurs du premier cas de contamination rabique d’un carnivore domestique par un chiroptère en Europe.

Un nouveau cas exemplaire, qui incite à la vigilance
Une nouvelle fois, ce cas démontre que la responsabilité sanitaire est au coeur de l’exercice quotidien du praticien, comme l’illustre le déroulement des faits relatés par Michel Muller, auquel l’animal concerné a été présenté.
« Le 8 novembre, le chat est amené en consultation pour un changement de comportement survenu brutalement, raconte ainsi notre confrère vendéen. D’après ses propriétaires, l’animal est grognon et secoue la tête. » Il s’agit en fait d’une chatte âgée d’un an, qui appartient à un couple de pharmaciens du centre-ville et mène une vie sédentaire avec peu de contacts extérieurs. Elle est stérilisée et régulièrement suivie, vaccinée contre le typhus, le coryza et la leucose. Le premier examen ne révèle rien de particulier. Des excoriations sur la face évoquent une possible bagarre. Le lendemain, l’agressivité constatée le premier jour s’accentue et des troubles nerveux apparaissent : une paralysie de l’antérieur gauche, ainsi que d’importantes pertes d’équilibre. Lors de la contention, l’une des consoeurs de la clinique est mordue. Un examen radiologique sous anesthésie générale ne met aucun traumatisme en évidence. La piste toxicologique est également envisagée. Au réveil de l’animal, les symptômes nerveux centraux, de plus en plus marqués, évoquent une encéphalite. Le chat meurt à la clinique dans la nuit du 9 au 10 novembre. «La rage est incluse dans le diagnostic différentiel, même si cette hypothèse paraît “osée”. Ma consoeur mordue consulte aussitôt son médecin, qui met en place un protocole de vaccination antirabique », poursuit Michel Muller. Le 12 novembre, la tête du chat est expédiée à la Direction départementale des services vétérinaires (DDSV) de Vendée, qui l’envoie à l’Institut Pasteur. Personne ne semble alors prendre l’hypothèse de rage au sérieux, souligne notre confrère, et « l’histoire est presque oubliée, même si ce cas me reste dans un coin de la tête ».

« Des frissons rétrospectifs » pour le vétérinaire qui a reçu l’animal en consultation
Onze jours plus tard, le 23 novembre au soir, la DDSV avertit les praticiens de la confirmation de la rage par l’Institut Pasteur. « Le chat n’ayant pas voyagé et étant peu sorti, la seule hypothèse envisageable est une contamination par une chauve-souris. A Fontenay comme ailleurs, le chiroptère est présent. » Les quatorze personnes qui sont entrées en contact avec l’animal (dont les deux vétérinaires et les trois auxiliaires de la clinique) sont transportées au centre hospitalier de Nantes pour recevoir des traitements préventifs (immunoglobulines et vaccination). Les doses disponibles ne permettent alors de traiter que quatre d’entre elles. Les dix autres le seront quarante-huit heures plus tard.
« J’ai des frissons rétrospectifs en pensant que nous aurions pu ne pas inclure la rage dans le diagnostic différentiel et ne pas faire ce qu’il fallait, confie Michel Muller, qui reconnaît s’être inquiété pour sa consoeur mordue. L’Institut de veille sanitaire nous a rassurés en signalant que les traitements sont particulièrement efficaces, contrairement à ce que j’avais lu dans mes polycopiés. » Ainsi, d’après l’Institut Pasteur, une soixantaine de personnes reçoivent chaque année un traitement après un contact avec une chauve-souris suspecte et aucun échec de traitement n’est relevé. S’il est encore trop tôt pour écarter tout risque de contamination par le chat enragé, les autorités préfectorales de Vendée ont rassuré la population, affirmant qu’il n’y a « aucun risque de rage humaine ». Les cabinets vétérinaires, eux, constateront ou non un regain de demandes de vaccination antirabique dans les prochains jours, notamment pour des chats. Si le vaccin antirabique concerne le génotype 1 (celui de la rage vulpine), il assure une protection croisée vis-àvis des génotypes susceptibles d’être transmis par les chauves-souris.

Premier cas de contamination d’un carnivore domestique par une chauve-souris
Des cas de rage chez des chauves-souris sont connus en Europe depuis 1954. A la différence des chauves-souris américaines atteintes par un virus de génotype 1, proche de la rage vulpine, leurs congénères européennes transmettent les virus EBL1 ou EBL2. Mais, depuis 1954, seuls quatre cas de contamination animale par la rage via des chauves-souris sont comptabilisés : trois moutons au Danemark et une fouine en Allemagne. Ce chiffre restreint démontre le faible risque d’une telle contamination.
Les chauves-souris présentes en France (des sérotines et des pipistrelles communes) sont insectivores. Leurs contacts avec d’autres animaux sont rares. Par ailleurs, la rage chez ces animaux n’engendre pas de forme agressive. En outre, des expérimentations d’inoculation du virus EBL à des renards montrent que d’importantes quantités de virus sont nécessaires pour déclencher la maladie. Le laboratoire de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) de Nancy a détecté, à ce jour, trente et une chauves-souris atteintes de la rage. Si la maladie est vraisemblablement présente sur l’ensemble du territoire français, il est difficile d’en connaître l’incidence. Ces chauves-souris vivent en groupes fluides où les échanges d’individus sont fréquents. Des études néerlandaises soulignent l’efficacité moindre des mesures sanitaires d’élimination des colonies touchées par la rage par rapport à un suivi sérologique par capture. Coordonnés par l’Afssa de Nancy, des réseaux de surveillance active se mettent actuellement en place en France.
 

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Actualité

01/12/2007

Le perroquet gris du Gabon

Image:Graupapagei3.jpg

Les perroquets sont des oiseaux de la famille des psittacidés. Contrairement aux autres perroquets, le gris du Gabon a un plumage peu coloré. Son dos est gris clair, la queue est rouge. Il est connu pour ses exceptionnelles qualités de parleur. Son aptitude à reproduire les sons qu’il entend, y compris la voix humaine, est grande. Il peut apprendre des dizaines de mots et de phrases. En captivité, il vit couramment 50 ans.Dans la nature, la nidification se fait à la saison des pluies. Les oiseaux se rassemblent en de troupes très bruyantes. Ils habitent la forêt africaine, dans la région entre la Guinée, l’Angola et le lac Victoria. Sa popularité a fait que les perroquets sont de plus en plus rares à l’état sauvage dans les forêts tropicales, ils sont par conséquent protégés par la convention de Washington. On ne peut pas commercialiser un perroquet légalement si il n’est pas né en captivité. Texte de la convention de Washington:

http://www.cites.org/fra/disc/text.shtml

 Site sur les psittacidés:http://www.psittacides.com/psittacides.com_perroquets_lesespeces_grisd_afrique_perroquetgrisdugabon.htm

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Races oiseaux