20/09/2015

La douleur chez les Nac

Gestion de la douleur chez les Nac :

 

Chez toutes les espèces animales, prendre en compte la douleur doit représenter une part intégrante de la gestion d’un cas médical ou chirurgical. Depuis de nombreuses années, en plus de l’arrivée d’un grand nombre de produits actifs, il y a eu beaucoup de progrès dans la connaissance et la compréhension des mécanismes de la douleur.

 

Il a été démontré que les petits mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens perçoivent la douleur de manière similaire à un chien ou un chat. De plus, la réponse physiologique au stress induit par la douleur, quelque soit l’espèce est comparable : vasoconstriction périphérique, augmentation du rythme et du débit cardiaque, diminution des fonctions digestives et urinaires, diminution de la perfusion rénale…

 

Toutefois, les extrapolations des données entre les espèces doivent être effectuées avec beaucoup de précautions. Il existe énormément de réponses spécifiques à l’espèce donnée. De même, la peur des effets secondaires est justifiée. Les traitements chroniques aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent entraîner des perturbations du système digestif (chiens), des reins (chats)…

 

Les plus récents principes actifs ont permis de limiter ces effets secondaires chez les espèces sensibles.

 

Les symptômes de la douleur :

Signes généraux :

Perte de l’appétit (anorexie), prostration, léthargie.

Apparence :

Regard vide, yeux mi-clos, dos voûté, poils hérissés (oiseaux : plumes ébouriffées, ailes pendantes).

Signes cliniques :

Selles moins fréquentes, respiration rapide et superficielle.

Comportement :

Léchage, voire automutilation de la zone douloureuse, grincements de dents, agressivité anormale, toilettage excessif ou au contraire totalement absent.

 

Les médicaments anti-douleur :

Les opioïdes :

Ce sont des analgésiques à action centrale. Ils sont particulièrement utilisés dans les grosses douleurs chirurgicales.

Les Glucocorticoïdes :

Leurs effets secondaires ne permettent en général pas leur utilisation à long terme.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) :

Ils agissent sur les médiateurs de l’inflammation. Ils peuvent parfois avoir des effets secondaires indésirables, mais les molécules actuelles sont de plus en plus performantes, en réduisant ces effets secondaires.

 

L’utilisation conjointe de produits analgésiques de types différents permet par un effet synergique de diminuer les doses et donc de réduire la toxicité.

Votre vétérinaire connaît bien ces produits, en cas de problème consultez le sans tarder.

 

Ne donnez jamais un médicament à votre animal sans avoir consulté votre vétérinaire.

 

Extrait de la gestion de la douleur chez les Nac et les animaux sauvages (Boehringer Ingelheim)

 

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Maladies rongeurs-lapins

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