20/09/2010

La pneumonie à Pasteurella du lapin

La pneumonie à Pasteurella du lapin :

 

Symptômes :

Eternuements, abattement, chute d’appétit, dyspnée, respiration bruyante, fièvre. L’auscultation des poumons révèle des râles pulmonaires sifflants. La radiographie montre des épanchements, des opacifications et souvent des abcès.

 

Traitement :

Malgré les traitements à base d’antibiotiques et d’aérosol, le taux de survie est très faible.

 

 

La pasteurellose est une affection fréquente de pronostic toujours réservé. Sa transmission s’effectue par contact direct et la gravité varie selon les facteurs de virulence.

Pasteurella multocida présente deux sérotypes : le sérotype A qui est responsable de pneumonie, le sérotype B responsable de septicémie.

Il y a une atteinte primitive des voies respiratoires supérieures. Une pneumonie fait suite, accompagnée souvent de pleurésie et d’abcès pulmonaires. L’infection des voies respiratoires profondes fait suite en général à un coryza associé à une modification de l’environnement et une diminution de la résistance organique.

L’évolution est souvent rapide et mortelle.

 

 

Source : Médecine des N.A.C. 100 cas cliniques. Dr Boussarie

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Maladies rongeurs-lapins

10/09/2010

Corneille noire et pie bavarde

Corneille noire et Pie bavarde: sur le banc des accusés

Qui n'apprécie la présence des oiseaux dans les parcs et jardins? Pourtant, parmi ces hôtes familiers, tous ne sont pas accueillis avec la même passion. La Pie bavarde et la Corneille noire font partie de ces mal-aimés. Rancunes ancestrales ou impressions subjectives, tout semble ternir l'image de ces oiseaux pourtant très intelligents. Cette intelligence s'est d'ailleurs peut-être révélée suite à l'intervention destructrice de l'homme. En effet, dès qu'ils s'opposèrent de près où de loin aux intérêts humains, ces oiseaux ont subi une forte persécution. Dès lors, il n'est pas surprenant que ces oiseaux aient adopté un comportement plus clandestin -question de survie- ; ce qui hélas n'a pas modifié leur réputation.

L'expansion des Pies et des Corneilles dans les zones urbaines semble alarmer la population qui s'inquiète de la survie de "leurs" petits passereaux (autrement dit les oiseaux chanteurs). Leur prédation naturelle est donc mal acceptée.

Cependant, en examinant de plus près l'écologie et le comportement de nos deux hôtes, rien ne vient confirmer ces dires. Il semble au contraire que leur mode de vie et leur formidable possibilité d'adaptation en font des hôtes indispensables.

Les deux espèces accusées sont fichées dans la famille des Corvidés qui dénombre six autres membres en Belgique : le Choucas des tours, la Corneille mantelée, le Corbeau freux, le Grand Corbeau ( réintroduit il y a environ 15 ans dans notre pays), le Geai des chênes et le Casse noix moucheté

Ces oiseaux ne sont pas trop exigeants lorsqu'ils recherchent un logement. La Corneille noire peut s'adapter à tous les milieux, exception faite de l'intérieur des forêts. Elle construit son nid le plus souvent dans l'enfourchure d'un arbre. Assez méfiante de caractère, elle préfère en général nicher à distance des habitations.

Pour la Pie, rien de tel que les espaces dégagés où sont plantés ici et là des arbres et des buissons. Son volumineux nid de branchage est installé en hauteur dans les arbres. Il est fréquent de l'observer dans le jardin puisqu'elle accepte d'y élire domicile.

La demeure n'est pas la seule chose vitale: il faut aussi trouver quelque chose à se mettre dans le bec. De nouveau, question menus, nos deux oiseaux ne sont pas difficiles: leur régime omnivore se compose à la fois de végétaux (graines et fruits) et de proies animales diverses (insectes, araignées, lombrics, mollusques, oisillons et petits mammifères).

Notons que la proportion de victimes parmi les oiseaux (oeufs et oisillons) est tout à fait minime et qu'aucune étude actuelle ne démontre qu'il existe une influence négative sur l'équilibre des populations.

Le régime est adapté aux conditions locales et saisonnières: il est plutôt végétarien durant l'hiver tandis que les proies animales sont surtout consommées durant l'été. De plus, il arrive que les Pies fassent quelques provisions qu'elles cachent dans le sol.

Tout au long de l'année, Pies et Corneilles endossent fréquemment leur combinaison de charognard et s'alimentent ainsi d'une grande quantité de cadavres d'oiseaux et de mammifères, notamment victimes du trafic routier. S'étonnera-t-on, dès lors, du grand nombre d'individus qui fréquentent les abords de nos routes ?

Au sein de la société des Pies, ce sont les mâles adultes qui font la loi. Les plus hauts placés dans la hiérarchie sont d'ailleurs ceux qui sont prêts à nidifier. Ce sont les femelles qui font leur choix parmi la troupe. Elles choisiront en général le mâle le plus "mûr" pour assurer leur descendance. Ce couple uni se promet fidélité (au moins pour un an.) Les deux parents participent à la construction du nid qui durera quarante jours. La femelle est prête à pondre dès les beaux jours d'avril. Après environ trois à quatre semaines, les oisillons éclosent successivement. Et là, commence un travail difficile pour les parents puisque ces petits doivent être nourris deux à cinq fois par heure! C'est durant cette période, c'est-à-dire pendant environ un mois, que les Pies s'attaquent éventuellement aux autres nichées. Les espèces victimes sont en général parmi les plus communes (Moineau domestique, Merle noir, Grive musicienne, Pigeon ramier,...). Ces prédations se font surtout et c'est logique, sur les nichées les moins bien camouflées, dont les parents manquent d'expérience. Toutefois, puisque ces accidents surviennent tôt dans la saison, une deuxième ponte est possible et présentera certainement plus de succès.

Chez les Corneilles, la société est très semblable à celle des Pies et leur prédation sur les populations d'oiseaux se fait dans les mêmes conditions.

Si l'on observe une diminution des espèces de passereaux, rien n'est plus facile que d'en rechercher une cause visible qui se déroule dans nos jardins. La prédation naturelle et la population bien développée des Pies et des Corneilles sont deux critères qui nous conduisent  à des conclusions hâtives. En effet, de nombreux décès parmi la population de passereaux sont liés à l'utilisation abusive d'insecticides et de pesticides, à la disparition des habitats naturels, mais aussi à la tenderie, au trafic routier, sans oublier la prédation bien plus importante du chat domestique.

La Pie et la Corneille ont un rôle important de charognard et peuvent s'avérer utiles en participant, comme d'autres oiseaux, à la lutte contre les insectes nuisibles qui peuplent nos parcs et jardins.

C'est cette vision plus réaliste des choses qui nous donne peu de raisons de déplorer la présence de ces oiseaux intelligents dans nos jardins, mais nous pousse plutôt à admirer la souplesse d'adaptation dont ils font preuve.

 

Article du site de la Protection des oiseaux :

www.protectiondesoiseaux.be

 

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Nature

01/09/2010

Les pheromones

Qu’est ce que la phéromonothérapie?

La phéromonothérapie est une nouvelle thérapie pour résoudre les problèmes de comportement.

Que sont les phéromones? 

Les phéromones sont des substances naturelles extrêmement répandues dans le règne animal, utilisées pour communiquer entre les individus d'une même espèce. 

Ainsi, les phéromones émises par un individu peuvent affecter et changer le comportement d'autres individus de la même espèce.

L’utilisation thérapeutique des phéromones est totalement sûre et sans effet secondaire.

Les phéromones les plus connues par les propriétaires d'animaux de compagnie sont les phéromones sexuelles émises par la chienne ou la chatte pour attirer le mâle pendant les chaleurs, mais elles peuvent également être utilisées pour le marquage territorial, pour intimider des agresseurs etc.

Comment l'animal détecte-t'il les phéromones dans l'environnement ? 

Les phéromones sont sécrétées par les animaux et diffusées dans l'air. Elles sont détectées par les animaux de la même espèce par un organe spécifique situé dans le palais supérieur : l'organe vomero-nasal.  

Pour détecter les phéromones, les animaux « attirent » l'air dans l'organe voméro-nasal. Ce comportement s'appelle le « Flehmen ». Selon les espèces, le Flehmen peut être très discret, (chez le chat, la gueule s’entrouvre rapidement avec un halètement superficiel) ou tout à fait évident, (par exemple chez l'étalon en présence d'une jument en activité sexuelle).

Après détection, les phéromones induiront des changements de comportement au niveau du subconscient.

Autres utilisations des phéromones. 

Il existe de nombreuses utilisations des phéromones comme dans la gestion du comportement du chien, des phéromones d’apaisement peuvent être employées dans beaucoup de situations dues au stress.

Vous trouverez toutes les informations concernant les marquage de territoire chez le chat (marquage urinaire, griffes....) sur le site: http://www.feliway.com/be

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Généralité chiens-chats