20/12/2015

Le sel toxique pour les animaux

 Des tonnes de sel (Chlorure de Sodium – NaCl) sont été déversées en hiver sur nos routes pour dégager la neige et la glace de celles-ci.  Du sel dans l’eau fait baisser le point de congélation. Si l’eau contient 10% de sel, la congélation se fait à -6°C; si elle contient 20%, cela passe à -16°C; si l’eau est ‘saturée’ en sel, le point de congélation se fera à -21,1°C.

Selon la grandeur des grains, le sel peut avoir un autre effet. Les grains fins se dissolvent plus rapidement et sont donc utilisés en prévention. Les gros grains (d’un diamètre de 3 mm) se dissolvent plus lentement et ont un effet à long terme. Ils plongent plus profondément dans le tapis neigeux et sont donc généralement utilisés après des précipitations hivernales.

Le sel est très nocif pour l’environnement et peut même être mortel pour les oiseaux. En ingérant du sel ou de l’eau salée, ils risquent de souffrir d’intoxication. Des symptômes cliniques sérieux apparaissent après l’ingestion de 2.000 mg/kg du poids du corps (une cuiller à café de sel de cuisine contient à peu près 5.000 mg de sel). Les animaux sont alors étourdis, réagissent avec lenteur aux stimulations, se laissent facilement approcher, ne s’envolent plus et se laissent plus facilement surprendre par un véhicule.

Si le fait de boire de l’eau peut permettre de diminuer l’effet toxique du sel sur l’oiseau, le gel qui sévit depuis plusieurs jours a sensiblement raréfié les points d’eau. C’est pourquoi la LRBPO invite à mettre de l’eau fraîche à disposition des oiseaux et à changer régulièrement cette eau pour éviter qu’elle ne gèle. La LRBPO demande également des épandages moins importants sur les routes secondaires et rurales ainsi que sur celles situées en lisière des bois.

 

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Nature

10/12/2015

L'arthrose du chat

L’arthrose chez le chat. 

L’arthrose est fréquente chez les chats âgés. Certaines articulations sont plus touchées que d’autres : le coude, le genou et la hanche.

 

L’arthrose est une maladie dégénérative touchant les articulations, elle se caractérise par une dégénérescence du cartilage articulaire, des ostéophytes (productions osseuses) aux marges des articulations et des atteintes des synoviales.

 

Les modifications de comportement observées chez le chat arthrosique :

 

Le chat hésite à monter ou descendre les escaliers, à utiliser sa chatière, à monter sur les fauteuils, à jouer, à grimper aux arbres, à utiliser son griffoir.

Il se déplace parfois avec raideur ou même boiterie, il miaule ou crache quand on le caresse. Il est moins actif, dort à des endroits inhabituels, a moins d’appétit. Son pelage est terne, il fait moins sa toilette…

Ses symptômes ne sont pas nécessairement tous présents en même temps.

En cas de doute, consultez votre vétérinaire qui après examen complet de votre chat pourra faire un diagnostic différentiel.  

 Traitement : 

Le traitement a pour but d’améliorer la qualité de vie du chat, de diminuer la douleur et d’augmenter la mobilité. Le choix du traitement médicamenteux dépendra du degré d’atteinte du chat. De nombreux médicaments sont disponibles pour améliorer l’arthrose du chat : analgésiques (anti douleur), chondroprotecteurs (protection des cartilages), mesures diététiques, physiothérapie, contrôle du poids….

 Que faire pour faciliter la vie d’un chat arthrosique ? 

  1. Placer les gamelles d’eau et de nourriture à tous les étages de la maison. Ne pas les placer en hauteur sur un plan de travail par exemple.
  2. Utiliser un bac à litière facile d’accès et suffisamment grand pour que le chat puisse y être à l’aise.
  3. Placer des rampes d’accès pour le fauteuil préféré (par exemple : escalier réalisé avec des annuaires …)
  4. Utiliser un panier bien rembourré pour protéger les articulations douloureuses. Ce panier peut être chauffé par une bouillotte.
  5. Brosser le chat régulièrement pour l’aider à faire sa toilette.

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Maladies chien-chat

01/12/2015

Hibernation du hérisson

Source: L'Epervier: http://www.epervier.be/

 

L’HIBERNATION DU HÉRISSON.

L’hibernation du hérisson est un phénomène complexe qui provoque une diminution de l’activité de

l’animal jusqu’à l’arrêt quasi complet de ses fonctions vitales. Il ne respire plus qu’une à deux fois par

minute et son rythme cardiaque passe sous les vingt pulsations-minute. Il reste ainsi complètement

immobile tandis que sa température diminue progressivement.

Le but de l’hibernation est de conserver un maximum de son énergie pendant la période de disette.

En effet, l’alimentation du hérisson est composée presque exclusivement d’insectes et de vers qui

sont eux-mêmes en hibernation pendant cette période.

Tout commence au milieu de l’automne après que le hérisson ait mangé énormément pour pouvoir

se constituer d’importantes réserves de graisse. La diminution de la luminosité mais aussi et surtout

de la température (sous les 11 degrés de jour comme de nuit) déclenche un phénomène de

somnolence qui pousse le hérisson à se construire un nid sous une racine, un tas de bois ou

n’importe quel trou compact. Il collecte des feuilles mortes et de la mousse en grande quantité et les

compresse en couches successives de manière à créer un véritable couche protectrice contre la

déperdition de chaleur comme autant de couvertures qui envelopperaient l’animal . En effet, si le

hérisson hibernait directement au contact du sol froid, il perdrait sa chaleur en quelques heures et

mourrait.. mais ainsi protégé, sa température ne diminue que très lentement. Cependant, il se

réveille malgré tout deux ou trois fois au cours de l’hiver car la température du hérisson ne descend

jamais en dessous de zéro degré sans quoi il mourrait congelé. Donc, vers les 5 degrés, un processus

interne le réveille avant qu’il ne soit sous zéro. L’animal se remet alors lentement à bouger et à se

réchauffer jusqu’à atteindre sa température initiale. Il sort alors quelques heures de son nid pour

tenter de trouver à manger avant de retourner dormir. Il est donc normal de voir de temps en temps

un hérisson en plein hiver à l’extérieur !

Une fois bien réchauffé, le hérisson retourne à son repos et un nouveau cycle d’hibernation

recommence.

Il faut noter que ce n’est pas le processus de refroidissement mais bien celui du réchauffement qui

est le plus mortel pour le hérisson car il doit brûler de la graisse pour se réchauffer. Plus l’animal se

réveille durant l’hiver, plus il consomme ses réserves et risque de mourir. Les hivers tièdes , lorsque

les températures oscillent entre les 9 et 11°, sont particulièrement meurtriers car le hérisson oscille

alors entre somnolence et hibernation vraie.

TOUT DERANGEMENT DU NID ENTRAINE LE REVEIL DU HERISSON.

Il ne faut donc JAMAIS déranger un hérisson au repos. Si l’animal a créé sont nid sous un tas de bois,

laissez le bien tranquille et brulez ce bois en dernier à la fin de l’hiver.

D’autre part si vous apercevez un nid de hérisson, un réflexe utile est de déposer délicatement de la

nourriture à proximité. Il existe à présent des produits spécialement conçus pour eux dans le

commerce.

TOUT HERISSON EN DESSOUS DE 400 GRAMMES EST CONDAMNE DURANT SON HIBERNATION !

Donc, si vous découvrez un hérisson en train de gambader à l’automne ou en hiver, pesez-le ! Sous

les 400 grammes, l’animal doit être transféré dans un centre de soins où il sera maintenu réveillé

jusqu’au début du printemps.

Listes des centres de revalidation belges: http://protectiondesoiseaux.be/liste-des-centres-de-reval...

 

 

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Nature