01/06/2011

WE des mares

Natagora et la Région wallonne vous proposent le samedi 4 et dimanche 5 juin 2011, un week-end de sensibilisation à la protection des milieux humides et aux amphibiens.

Au programme : visites guidées de mares de jardins et de mares "naturelles" (milieux forestiers, agricoles ou réserves…), présentation de la mare sous tous ses aspects, divers stands...

  • Retrouvez le programme et la liste des sites participants :

 http://www.natagora.be/rainne/index.php?id=1342

  • Infos : Raînne - Natagora - Tél : 081/390 720  - www.rainne.be

T

 

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Actualité, Nature

20/05/2011

Vous trouvez un oisillon... que faire?

Vous avez trouvé un oisillon... que faire?

Il est de croyance commune que les oiseaux, pour célébrer la venue du printemps, pondent leurs œufs en mai. Ce n'est pas faux, mais nombre d'oiseaux ont commencé cette activité en avril, voire déjà en mars. Il n'est donc pas impossible de trouver, dès à présent, des oisillons tombés du nid. Alors, que faire ?

On peut voir, parfois, au fond d'un jardin, un Merle maladroit qui se déplace en sautillant, tout à fait incapable de voler. Pas de panique! Il ne faut pas croire que cet oiseau est abandonné par ses parents. Il ne s'agit probablement que d'un juvénile ayant volontairement quitté le nid afin de risquer ses premiers pas dans notre vaste monde! Les parents sont au courant ...et viennent régulièrement nourrir leur rejeton au sol. C'est ainsi que le jeune oiseau apprend progressivement à chercher lui-même sa pitance et qu'il se familiarise avec un environnement souvent hostile.

Surtout, si l'oiseau ne court aucun risque évident et immédiat (comme la présence d'un chat, d’un chien ou la proximité d'une route fréquentée), ne tentez pas de le secourir! Vos efforts de nourrissage seront, dans la majeure partie des cas, voués à l'échec. Les jeunes oiseaux sont souvent insectivores. Un morceau de pain et quelques graines seraient donc notoirement insuffisants et votre bon cœur condamnerait l'oiseau à mort!

Laissez donc les oiseaux là où ils se trouvent! L'art de voler leur viendra vite et tout seul. Mais si votre environnement est fréquenté par des chats errants, alors, il conviendra de placer l'oisillon au sein d'un fourré épais où les parents ne tarderont pas à le retrouver, grâce à ses appels.

En cas de problème important (chute, blessure, menaces directes), contactez la LRBPO! Nous vous donnerons tous les conseils d'usage ainsi que l'adresse du Centre de Revalidation pour Oiseaux Handicapés (CROH) le plus proche. Ce Centre veillera au nourrissage et à la remise en liberté de l'oiseau en détresse.

La liste des centres de revalidation belges est disponible en cliquant sur le lien ci-dessous:

http://www.protectiondesoiseaux.be/index.php/centre-revalidation/56-listecroh

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Nature

20/03/2011

Baguage scientifique (oiseaux)

Baguage scientifique:


Son but est l’étude de l’oiseau vivant dans des conditions normales. Il doit
être effectué avec un maximum d’exactitude. Il faut accorder la priorité
absolue à la sauvegarde de l’intégrité de l’oiseau, jeune ou adulte, afin que le
baguage ne risque pas de mettre sa vie en danger ou de perturber son
comportement.
Les données de l’oiseau : poids, longueur alaire et autres mesures sont
enregistrées en un minimum de temps et une bague, en aluminium sur
laquelle est inscrit un numéro unique, est placée à la patte de l’oiseau. Ce
numéro correspond à une fiche sur laquelle sont mentionnés également
l’espèce, l’âge, le sexe de l’oiseau, ainsi que le lieu et la date de baguage.
Le baguage est la première étape de l’étude de certains problèmes
d’ornithologie, que ce soit les migrations ou les moeurs. Ainsi, chaque reprise
d’oiseau permet de connaître le déplacement de l’individu (lieu de baguage –
lieu de reprise) et son âge (date de baguage- date de reprise).
C’est la seule manière de calculer la longévité des oiseaux ; ainsi, la plus
vielle mouette rieuse connue à ce jour a atteint 30 ans….
Donc, pour avoir des données scientifiques, il ne suffit pas que l’oiseau soit
bagué, il faut qu’il soit repris.
Malheureusement, proportionnellement au grand nombre d’oiseaux bagués,
le nombre de reprises est faible. De ce fait, chaque reprise d’oiseaux bagués
à d’autant plus d’intérêt.
Que faire si vous trouvez un oiseau bagué ?
 S’il est mort, prélevez la bague, aplatissez-la et collez-la sur une
feuille avec de l’adhésif transparent (recopiez le numéro sur la
feuille).
 S’il est vivant, et apte à repartir directement, recopiez les données
de la bague, ainsi qu’un maximum de renseignements à son sujet.
Complétez les points suivants de façon très précise :
- le LIEU et la DATE où l’oiseau a été trouvé,
- l’ETAT dans lequel il se trouvait (mort, blessé, malade, squelette…)
- si possible L’ESPECE.
- Envoyez le tout à l’Institut Royal des Sciences Naturelles de
Belgique, Service baguage, rue Vautier 29 à 1040 Bruxelles, et
mentionnez également vos coordonnées.
Après quelques semaines d’attente, vous recevrez une fiche avec toutes les
données concernant « votre oiseau ».
Les bagues étrangères sont également traitées par l’IRScNB.
Bien sûr, si l’oiseau est blessé ou malade, confiez-le, le plus
rapidement possible, à un centre de revalidation qui en prendra soin.
Voir la liste des centres de revalidation sur
http://www.protectiondesoiseaux.be/index.php/centre-revalidation/56-
listecroh.

www.cowb.be

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Nature

20/02/2011

Sauvegarde des batraciens

Depuis plus de vingt ans, des opérations de sauvetage - essentiellement de crapauds - sont organisées par la Commission Ornithologique de Watermael-Boitsfort à l’occasion des migrations printanières des batraciens dans cette commune de la Région de Bruxelles-Capitale (ensemble Drève de la Louve/Avenue Charle-Albert/Rue Nisard d’une part, Chemin des Silex d’autre part, ainsi qu’à l’étang du Pinnebeek à l’orée de la Forêt de Soignes). Watermael-Boitsfort abrite la plus importante population de crapauds de la Région Bruxelloise.

Une équipe de nombreux bénévoles se  relaie régulièrement chaque année, depuis la mi-février jusque fin mars, pour faire traverser les voiries en toute sécurité à ces amphibiens, de leurs sites d’hivernage en forêt vers  les étangs situés dans des propriétés privées.

C’est surtout la première zone citée qui pose problème à cause d’une circulation assez intense au crépuscule, par les riverains mais aussi pour l’accès à un restaurant voisin ainsi qu’à un établissement scolaire qui fonctionne souvent comme salle de sports en soirée…

La Commune pose aimablement des barrières avec clignotants, auxquelles des panneaux d’avertissement sont fixés. Autrefois l’Echevinat concerné a aussi atténué par endroits le bord abrupt des trottoirs par le dépôt d’un mélange de sable et de goudron, qui atténue la difficulté pour les batraciens à surmonter cet obstacle.

L’espèce la plus fréquemment rencontrée est donc le crapaud commun (Bufo bufo)  et parfois aussi la grenouille rousse (Rana temporaria), ainsi que plus rarement le triton alpestre (Triturus alpestris) et le triton ponctué (Triturus vulgaris).

Chemin des Silex, le long du grand étang de Boitsfort (étang du Moulin) le danger est moins élevé car la circulation y est plus rare (promenade verte) mais à cet endroit on peut observer régulièrement de nombreux tritons.

Plus d’informations sur www.cowb.be

Texte par Daniel Geerinck et Nadine Rubbens

http://www.batraciens.be/index.php?id=228

08:01 Écrit par Dr F. Henin dans Nature

01/02/2011

Comptez les oiseaux de votre jardin

Comme chaque année, ce premier we de févirier sera le we du recensement national des oiseaux de jardin en Belgique.

Ce recensement national des oiseaux des jardins est organisé simultanément par Natagora et Natuurpunt depuis 2004. Chaque année de nombreuses personnes recensent les oiseaux de leur jardin le premier week-end de février.

Cette année encore, il seront nombreux, mais il y a une nouveauté: Boule et Bill, grands protecteurs des animaux, donnent leurs conseils.

L'affiche du grand recensement pour lequel Boule et Bill donnent leurs conseils est téléchargeable.

Pour participer, il suffit de télécharger la brochure.

http://www.natagora.be/index.php?id=1189

 ite Natagora.

 

Toutes les informations sont disponibles sur le s

A quoi ça sert ?

    A connaître la répartition des oiseaux en hiver.
  1. A comparer les nombres des différentes espèces.
  2. A suivre l'évolution des espèces si le comptage est répété durant de nombreuses années. Cela permet de constater éventuellement qu'une espèce ne se porte pas bien et de prendre les mesures nécessaires pour la protéger.

Pour reconnaître les oiseaux...

Tu peux t'aider de la brochure que tu peux télécharger si tu ne l'as pas encore fait.
Tu peux aussi utiliser la page internet sur les oiseaux qu'on trouve dans les jardins.

  1. Regarde d'abord la taille de l'oiseau et ses couleurs principales. Sur cette page, tu peux choisir les oiseaux qui ont une certaine couleur et les trier du plus petit au plus grand, tu peux déjà faire une première sélection.
  2. Regarde ensuite d'autres détails (si son bec est fin ou épais, long ou court, si sa queue est fourchue ou rectangulaire...) et compare avec les photos.
  3. Tiens compte de sa fréquence dans les jardins car tu as plus de chance de voir un oiseau commun qu'un oiseau rare.

Pour avoir beaucoup d'oiseaux dans son jardin...

Il faut le rendre accueillant !
Tu peux bien sûr installer des mangeoires mais tu peux faire beaucoup mieux car la meilleure nourriture pour les oiseaux c'est la nature.

Voici 3 choses faciles à réaliser (avec l'aide de tes parents) :

  1. Ne pas tondre toute la pelouse pour laisser quelques coins où les plantes sauvages pourront avoir des graines
  2. Laisser des petits tas de bois mort qui seront des abris et des garde-manger
  3. Faire un compost qui grouillera de vie (vers, insectes) et qui sera un vrai restaurant pour les oiseaux !

On peut encore faire beaucoup d'autres choses

9 conseils pour nourrir les oiseaux

  1. Nourris seulement quand il fait mauvais (froid, gel, neige, fortes pluies)
  2. Nourris matin et soir car c'est à ces moments que les oiseaux ont le plus faim (comme nous !)
  3. Mets de l'eau pure et sans produits à leur disposition, surtout si il gèle, change-la régulièrement
  4. Protège la nourriture que tu leur donnes (de la pluie, de la neige)
  5. Ne donne PAS d'aliments salés
  6. Place la nourriture à l'abri des chats (et autres prédateurs)
  7. N'ARRETE pas de nourrir juste quand il commence à faire froid
  8. Donne des aliments variés et à plusieurs endroits
  9.  Ne donne pas trop à la fois.
  10.  Ne donne pas trop à la fois
Ne donne pas trop à la fois, il vaut mieux doner peu mais souvent

 

 

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Nature

01/10/2010

Vous avez trouvé une chauve-souris... que faire?

 

 Il faut d'abord vérifier qu’il s’agit d’un adulte. Ne vous fiez pas à la taille: si la chauve-souris est toute poilue et foncée, avec des ailes bien formées, c’est un adulte, même si elle est petite. Si c’est un jeune (peau rose, entre juin et septembre, ailes pas encore bien formées), il a peu de chances de survie. Essayer de le raccrocher au plafond d’où il est tombé.

Attention, il faut toujours manipuler les chauves-souris avec un gant car elles risquent de mordre si on les prend en main, comme tout animal sauvage qui a peur.

Ensuite, vérifiez si la chauve-souris est blessée.

  • Si elle n’a pas l’air blessée, placez-la dans une boite en carton (style boite à chaussures, remplie de papier essuie-tout froissé, dans laquelle vous placez une petite éponge mouillée pour qu'elle puisse boire) dans un endroit calme et frais à l’abri des chats et relâchez-là une fois le soir venu.  Pour cela, sortez-la de la boite et placez-la sur une surface plate (table par exemple) à l'extérieur.  Elle devrait normalement repartir.
  • Si la chauve-souris est blessée, le mieux est de l’apporter rapidement à un centre de revalidation (CREAVES ou CROH). En effet, il est très difficile de nourrir soi-même une chauve-souris. Elle mange de grandes quantités d’insectes et n’accepte qu’avec difficultés ce qu’on lui propose. Le mieux est donc de la confier à un spécialiste. De plus, toutes les chauves-souris sont protégées, on ne peut donc les détenir longtemps sans autorisation. Il existe une vingtaine de centres de revalidation en Wallonie – Bruxelles. Pour trouver le plus proche de chez vous, voyez les sites suivants (attention, il est prudent de toujours téléphoner avant pour voir s’ils peuvent s’occuper de chauves-souris):

            http://www.protectiondesoiseaux.be/

        http://environnement.wallonie.be/dnf/creaves/

           
Un renseignement, un contact, un conseil ?
SOS chauves-souris, un réseau de bénévoles peuvent répondre à vos questions, vous conseiller et vous aider à trouver une solution à vos problèmes.

Un seul numéro : +32(0)476.66.19.19, un seul contact : plecotus@natagora.be
.

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Nature

10/09/2010

Corneille noire et pie bavarde

Corneille noire et Pie bavarde: sur le banc des accusés

Qui n'apprécie la présence des oiseaux dans les parcs et jardins? Pourtant, parmi ces hôtes familiers, tous ne sont pas accueillis avec la même passion. La Pie bavarde et la Corneille noire font partie de ces mal-aimés. Rancunes ancestrales ou impressions subjectives, tout semble ternir l'image de ces oiseaux pourtant très intelligents. Cette intelligence s'est d'ailleurs peut-être révélée suite à l'intervention destructrice de l'homme. En effet, dès qu'ils s'opposèrent de près où de loin aux intérêts humains, ces oiseaux ont subi une forte persécution. Dès lors, il n'est pas surprenant que ces oiseaux aient adopté un comportement plus clandestin -question de survie- ; ce qui hélas n'a pas modifié leur réputation.

L'expansion des Pies et des Corneilles dans les zones urbaines semble alarmer la population qui s'inquiète de la survie de "leurs" petits passereaux (autrement dit les oiseaux chanteurs). Leur prédation naturelle est donc mal acceptée.

Cependant, en examinant de plus près l'écologie et le comportement de nos deux hôtes, rien ne vient confirmer ces dires. Il semble au contraire que leur mode de vie et leur formidable possibilité d'adaptation en font des hôtes indispensables.

Les deux espèces accusées sont fichées dans la famille des Corvidés qui dénombre six autres membres en Belgique : le Choucas des tours, la Corneille mantelée, le Corbeau freux, le Grand Corbeau ( réintroduit il y a environ 15 ans dans notre pays), le Geai des chênes et le Casse noix moucheté

Ces oiseaux ne sont pas trop exigeants lorsqu'ils recherchent un logement. La Corneille noire peut s'adapter à tous les milieux, exception faite de l'intérieur des forêts. Elle construit son nid le plus souvent dans l'enfourchure d'un arbre. Assez méfiante de caractère, elle préfère en général nicher à distance des habitations.

Pour la Pie, rien de tel que les espaces dégagés où sont plantés ici et là des arbres et des buissons. Son volumineux nid de branchage est installé en hauteur dans les arbres. Il est fréquent de l'observer dans le jardin puisqu'elle accepte d'y élire domicile.

La demeure n'est pas la seule chose vitale: il faut aussi trouver quelque chose à se mettre dans le bec. De nouveau, question menus, nos deux oiseaux ne sont pas difficiles: leur régime omnivore se compose à la fois de végétaux (graines et fruits) et de proies animales diverses (insectes, araignées, lombrics, mollusques, oisillons et petits mammifères).

Notons que la proportion de victimes parmi les oiseaux (oeufs et oisillons) est tout à fait minime et qu'aucune étude actuelle ne démontre qu'il existe une influence négative sur l'équilibre des populations.

Le régime est adapté aux conditions locales et saisonnières: il est plutôt végétarien durant l'hiver tandis que les proies animales sont surtout consommées durant l'été. De plus, il arrive que les Pies fassent quelques provisions qu'elles cachent dans le sol.

Tout au long de l'année, Pies et Corneilles endossent fréquemment leur combinaison de charognard et s'alimentent ainsi d'une grande quantité de cadavres d'oiseaux et de mammifères, notamment victimes du trafic routier. S'étonnera-t-on, dès lors, du grand nombre d'individus qui fréquentent les abords de nos routes ?

Au sein de la société des Pies, ce sont les mâles adultes qui font la loi. Les plus hauts placés dans la hiérarchie sont d'ailleurs ceux qui sont prêts à nidifier. Ce sont les femelles qui font leur choix parmi la troupe. Elles choisiront en général le mâle le plus "mûr" pour assurer leur descendance. Ce couple uni se promet fidélité (au moins pour un an.) Les deux parents participent à la construction du nid qui durera quarante jours. La femelle est prête à pondre dès les beaux jours d'avril. Après environ trois à quatre semaines, les oisillons éclosent successivement. Et là, commence un travail difficile pour les parents puisque ces petits doivent être nourris deux à cinq fois par heure! C'est durant cette période, c'est-à-dire pendant environ un mois, que les Pies s'attaquent éventuellement aux autres nichées. Les espèces victimes sont en général parmi les plus communes (Moineau domestique, Merle noir, Grive musicienne, Pigeon ramier,...). Ces prédations se font surtout et c'est logique, sur les nichées les moins bien camouflées, dont les parents manquent d'expérience. Toutefois, puisque ces accidents surviennent tôt dans la saison, une deuxième ponte est possible et présentera certainement plus de succès.

Chez les Corneilles, la société est très semblable à celle des Pies et leur prédation sur les populations d'oiseaux se fait dans les mêmes conditions.

Si l'on observe une diminution des espèces de passereaux, rien n'est plus facile que d'en rechercher une cause visible qui se déroule dans nos jardins. La prédation naturelle et la population bien développée des Pies et des Corneilles sont deux critères qui nous conduisent  à des conclusions hâtives. En effet, de nombreux décès parmi la population de passereaux sont liés à l'utilisation abusive d'insecticides et de pesticides, à la disparition des habitats naturels, mais aussi à la tenderie, au trafic routier, sans oublier la prédation bien plus importante du chat domestique.

La Pie et la Corneille ont un rôle important de charognard et peuvent s'avérer utiles en participant, comme d'autres oiseaux, à la lutte contre les insectes nuisibles qui peuplent nos parcs et jardins.

C'est cette vision plus réaliste des choses qui nous donne peu de raisons de déplorer la présence de ces oiseaux intelligents dans nos jardins, mais nous pousse plutôt à admirer la souplesse d'adaptation dont ils font preuve.

 

Article du site de la Protection des oiseaux :

www.protectiondesoiseaux.be

 

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Nature

20/07/2010

Vous avez trouvé un oiseau bagué? Que faire

Vous avez trouvé un oiseau bagué…. Que faire ?

Le baguage, méthode d'étude, entre autres, des déplacements et de la démographie des oiseaux, a ceci de particulier qu'il repose essentiellement sur la participation de bénévoles. Tous les ornithologues bagueurs associés au Centre Belge de Baguage de l'Institut Royal des Sciences Naturelles (IRSNB) sont des bénévoles et il en est quasi de même en ce qui concerne les autres centres européens. Mais leur travail représenterait peu de chose s'ils ne pouvaient compter sur la participation du grand public afin de transmettre les reprises, comprenez les découvertes d'oiseaux bagués, effectuées au gré de promenades par exemple. Ce principe d'échange de données explique que tous les Centres de baguage sont gérés par des institutions scientifiques publiques, et que la transmission des données ne fait jamais l'objet d'une transaction commerciale entre les bagueurs, les Centres et les repreneurs. Un autre principe à rappeler est que chaque reprise compte. Que l'oiseau ait été bagué à des milliers de kilomètres ou dans la commune d'à côté, qu'il s'agisse d'une espèce rare ou commune, toute information replacée dans le contexte de l'étude à long terme des populations présente un intérêt indéniable.

Les observateurs de terrain sont, dans ce contexte, des interlocuteurs tout particuliers de par l'intérêt qu'ils portent naturellement aux oiseaux et le temps qu'ils passent dans la nature. Voici donc quelques conseils destinés à valoriser au maximum leurs découvertes.

Première étape : la découverte

Chacun peut, au hasard de ses promenades ou de ses relations, être confronté à une reprise de bague. Mais il est également possible de «forcer la chance» en vérifiant, en cas de découverte d'un oiseau mort, si celui-ci n'est pas bagué. Ainsi l'examen des rapaces nocturnes tués par la circulation routière peut être un bon moyen; on a en effet constaté que près d'une Chouette effraie sur dix était baguée. Autre exemple, lors de prospections à la côte, l'observation de la laisse de mer permet de découvrir des oiseaux peu communs, victimes de tempêtes ou de la pollution... C'est en relevant les bagues sur des Guillemots de Troïl englués dans la marée noire de l'Erika que l'on a pu faire la relation entre la mortalité causée par la catastrophe et l'évolution des colonies britanniques dont ils provenaient.

Petit détail, seules les bagues en métal inscrites au nom d'une institution scientifique nous intéressent et non les bagues typiques aux colombophiles ou aux oiseaux élevés en captivité.

Que transmettre ?

Il existe un formulaire à remplir. Il est disponible en ligne sur www.sciencesnaturelles.be, le site de l'IRSNB. Son utilisation n'a rien d'obligatoire, et la solution classique consiste à rédiger une lettre de reprise qui reprend les informations suivantes :

  • toutes les inscriptions gravées sur la bague en n'hésitant à pas utiliser une loupe pour déchiffrer les plus petites bagues dont le diamètre avoisine les 2 mm.
  • l'espèce d'oiseau concernée. Si l'identification est malaisée (cadavre, espèce peu commune, etc.), il est probablement toujours possible de proposer un genre ou une famille, sinon rien...
  • la commune de reprise et, si possible, quelques précisions sur le lieu : jardin, plage, etc.
  • la date de la découverte. Si elle n'est pas connue au jour près, il est alors possible de préciser une plage de dates ou, au pire, une saison...
  • les circonstances de la découverte : proposer la cause. Est-il mort depuis longtemps ? ou très récemment, car le cadavre est tout frais ? Il a heurté une vitre ? Est-il finalement reparti sain et sauf ?

De manière générale, il est intéressant d'être le plus complet possible pour chaque information. Au Centre de baguage, rien n'est perdu ! Toutes les précisions sont encodées dans un fichier informatique selon un format commun à tous les bagueurs européens et l'original de la lettre de reprise transmise par l'observateur est toujours archivée afin de pouvoir être consultée plus tard en cas de besoin.

Enfin, n'oubliez pas d'inscrire vos coordonnées postales afin de bien recevoir la fiche de reprise concernée.

À qui transmettre ?

Voici, sous forme schématique, et selon le cas, la meilleure marche à suivre :

A. L'oiseau bagué est découvert en Belgique, et peu importe l'adresse figurant sur la bague

  Si l'oiseau est mort:

Enlever la bague en l'ouvrant à l'aide d'une pince (ou en coupant la patte), la fixer avec un morceau d'adhésif à la lettre de reprise et envoyer le tout au Centre Belge de Baguage (IRSNB, 29 rue Vautier, 1000 Bruxelles) par la poste. Cette procédure de renvoi de la bague est très importante : elle permet de vérifier définitivement le code de la bague tout en évitant que celle-ci ne soit replacée sur un autre oiseau - cela est déjà arrivé, avec les risques de confusion que l'on imagine !

Si l'oiseau est vivant:

S'il a été capturé et relâché (il est entré accidentellement dans une maison par exemple) ou si le code de la bague a été déchiffré à distance à l'aide d'un télescope, adresser la lettre de reprise à l'IRSNB par voie postale ou informatique (ring@sciencesnaturelles.be).

Si l'oiseau est vivant mais pas libre:

Il est donc blessé ou malade et a été transmis à un centre de revalidation. Il faut lui laisser sa bague dans l'espoir qu'il puisse être revalidé et remis en liberté. Adresser la lettre de reprise à l'IRSNB par voie postale ou informatique, en précisant vers quel centre de revalidation l'oiseau a été dirigé.

B. L'oiseau bagué n'est pas découvert en Belgique, mais la bague concernée est belge

La marche à suivre est la même qu'au point A.

C. L'oiseau bagué n'est pas découvert en Belgique et la bague concernée n'est pas belge

La marche à suivre est également la même, si ce n'est que la lettre de reprise sera transmise directement à l'adresse abrégée figurant sur la bague.

Et ensuite ?

Lorsque votre lettre de reprise parviendra au centre de baguage, on procédera à la recherche des données de baguage. Soit cela ira vite, car le bagueur responsable aura déjà transmis les données concernant la bague en question, soit cela prendra un peu plus de temps, voire beaucoup de temps (!), car il faudra demander les informations au bagueur qui les a toujours dans ses seuls carnets. Dans le cas d'une bague étrangère, la durée de traitement est un peu plus longue, selon les délais liés à la méthode de gestion des données en cours dans le Centre en question.

Quoi qu'il en soit, lorsque les données seront rassemblées, une fiche de reprise sera informatisée et imprimée en trois exemplaires, le premier destiné au «repreneur», le second à l'intention du bagueur, et le troisième sera consigné en archive, afin de pallier toute défaillance informatique. La fiche de reprise sera toujours transmise sous forme papier et non informatique (raison pour laquelle il faut transmettre votre adresse postale) et ce afin de faciliter les corrections éventuelles. En effet, lorsque vous recevez la fiche, il est important de vérifier les informations présentées; il est toujours possible que des erreurs s'y soient glissées... Nous avons besoin de vous pour les éliminer et ainsi proposer la meilleure qualité de données.

Si après quelques mois vous n'avez pas encore reçu de fiche de reprise, n'hésitez pas à adresser un rappel au Centre de baguage, de préférence en y joignant une copie de votre lettre originale.

Enfin, en cas de doute ou pour toute information complémentaire, n'hésitez pas à nous contacter.

 

Didier Vangeluwe & Walter Roggeman
Centre Belge de Baguage
Institut Royal des Sciences Naturelles de Belgique
29 rue Vautier, 1000 Bruxelles
Didier.Vangeluwe@sciencesnaturelles.be
Walter.Roggeman@sciencesnaturelles.be

Article du site NATAGORA :

http://www.chauves-souris.be/

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Nature

29/04/2010

L'aube des oiseaux

Ce 1er mai:

Natagora-Jeunes vous propose des balades matinales pour écouter et observer les oiseaux.

Une vingtaine de sites, à Bruxelles et en Wallonie, vous accueilleront en matinée pour découvrir les oiseaux et s'initier à leurs chants, à l’heure où ils sont les plus actifs.
Un grand spectacle sonore près de chez vous !

Traditionnellement, la journée du 1er mai est mise à profit pour se reposer, se ressourcer ou se promener en famille. Au plus fort du printemps, les beaux jours étant revenus, cette saison est aussi celle où la nature se réveille et les oiseaux chantent à tue-tête.

Bienvenue à tous, petits et grands le samedi 1er mai 2010
La participation est gratuite pour la plupart des activités !

> Infos : au 081/830 570

et: http://www.natagora.be/index.php

14:00 Écrit par Dr F. Henin dans Nature

30/07/2009

Compter les papillons avec Natagora

Le week-end des 1er et 2 août 2009, comptez les papillons de votre jardin (en Belgique)
Natagora organise la 3ème édition de l'opération "Devine, qui papillonne au jardin?", un grand recensement des papillons au jardin. Participer c’est non seulement l’occasion de s’émerveiller en observant les différentes espèces de papillons qui visitent les fleurs du jardin mais aussi de contribuer à leur étude.

Le dépliant de participation de l’opération dans lequel sont illustrés les principaux papillons de nos jardins sera téléchargeable sur
www.papillonsaujardin.be et disponible chez Natagora (02/893 09 91).
Vous pourrez y encoder vos observations et découvrir, en temps réel, la présence des différentes espèces dans nos régions. Vous trouverez également sur le site une liste de fleurs qui les attireront dans votre jardin!

Infos : 02/893 09 91 -
www.papillonsaujardin.be

08:01 Écrit par Dr F. Henin dans Nature