20/09/2016

La carence en vitamine C du cobaye ( cochon d'inde)

La carence en vitamine C du cobaye :

 

Le cobaye ne fabrique pas de vitamine C.  Il doit la trouver dans son alimentation. Si ce n’est pas le cas, il va développer un scorbut.

Le temps qu’il se passe entre le début de la carence et l’apparition des symptômes peut être long.

 

Symptômes :

Les déplacements deviennent difficiles, les articulations sont gonflées et douloureuses. Le cobaye se traîne ou boite. Les gencives sont gonflées, rouges, elles peuvent saigner. Il arrive difficilement à manger. Le cobaye devient aussi plus fragile, il attrape plus facilement des pododermatites (infections des dessous de pattes), le coryza….

Traitement :

Administration de vitamine C directement dans la bouche (et par injection dans les pays où la vitamine C existe sous cette forme). La vitamine C pour cobaye se trouve chez les vétérinaires, en pharmacie  ou dans les magasins pour animaux.

La dose quotidienne est de 30 mg par kilo. Cette dose doit être augmentée pour les femelles gestantes ou allaitantes et pour les bébés en croissance.

L’alimentation doit être corrigée pour permettre cet apport quotidien.

Les légumes riches en vitamine C seront privilégiés : persil, fenouil, poivron, fanes de carottes.

Les extrudés (graines) doivent contenir une forte dose de vitamine C.

 

Evolution :

Les symptômes régressent lentement.

Il est fréquent qu’il reste des séquelles (articulaires le plus souvent). Ces séquelles seront variables en intensité. Elles sont fonction de la vitesse avec laquelle le traitement est mis en œuvre.

Si le traitement débute tardivement, la mort du cobaye est fréquente.

 

8 juin 2005 010

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Maladies rongeurs-lapins

01/09/2016

La myiase du lapin

 

La myiase du lapin :

 

La myiase est une affection dangereuse qui se produit pendant les mois d’été, quand les mouches pondent leurs œufs dans les selles du lapin ou directement sur lui. Ces œufs se transforment en asticots qui se nourrissent des selles du lapin, mais aussi de celui-ci en s’enfouissant dans sa chair. Pris très précocement, certains lapins peuvent guérir, mais le plus souvent, c’est une affection mortelle.

 

Prévention :

 

1.      Inspectez quotidiennement votre lapin pour vérifier son pelage. Les mouches sont attirées par les crottes qui collent dans les poils (ou par la diarrhée). Si votre lapin est souillé, lavez-le puis mettez-le au chaud jusqu’à ce qu’il soit sec. Si vous voyez des asticots, enlevez les (avec une pince à épiler) et contactez immédiatement votre vétérinaire.

 

2.      Changer la litière souillée tous les jours.

 

3.      Nettoyez et désinfectez la cage à fond une fois par semaine. Videz-la entièrement avant de la désinfecter avec un produit adapté aux animaux.

 

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Maladies rongeurs-lapins

20/09/2015

La douleur chez les Nac

Gestion de la douleur chez les Nac :

 

Chez toutes les espèces animales, prendre en compte la douleur doit représenter une part intégrante de la gestion d’un cas médical ou chirurgical. Depuis de nombreuses années, en plus de l’arrivée d’un grand nombre de produits actifs, il y a eu beaucoup de progrès dans la connaissance et la compréhension des mécanismes de la douleur.

 

Il a été démontré que les petits mammifères, oiseaux, reptiles et amphibiens perçoivent la douleur de manière similaire à un chien ou un chat. De plus, la réponse physiologique au stress induit par la douleur, quelque soit l’espèce est comparable : vasoconstriction périphérique, augmentation du rythme et du débit cardiaque, diminution des fonctions digestives et urinaires, diminution de la perfusion rénale…

 

Toutefois, les extrapolations des données entre les espèces doivent être effectuées avec beaucoup de précautions. Il existe énormément de réponses spécifiques à l’espèce donnée. De même, la peur des effets secondaires est justifiée. Les traitements chroniques aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent entraîner des perturbations du système digestif (chiens), des reins (chats)…

 

Les plus récents principes actifs ont permis de limiter ces effets secondaires chez les espèces sensibles.

 

Les symptômes de la douleur :

Signes généraux :

Perte de l’appétit (anorexie), prostration, léthargie.

Apparence :

Regard vide, yeux mi-clos, dos voûté, poils hérissés (oiseaux : plumes ébouriffées, ailes pendantes).

Signes cliniques :

Selles moins fréquentes, respiration rapide et superficielle.

Comportement :

Léchage, voire automutilation de la zone douloureuse, grincements de dents, agressivité anormale, toilettage excessif ou au contraire totalement absent.

 

Les médicaments anti-douleur :

Les opioïdes :

Ce sont des analgésiques à action centrale. Ils sont particulièrement utilisés dans les grosses douleurs chirurgicales.

Les Glucocorticoïdes :

Leurs effets secondaires ne permettent en général pas leur utilisation à long terme.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) :

Ils agissent sur les médiateurs de l’inflammation. Ils peuvent parfois avoir des effets secondaires indésirables, mais les molécules actuelles sont de plus en plus performantes, en réduisant ces effets secondaires.

 

L’utilisation conjointe de produits analgésiques de types différents permet par un effet synergique de diminuer les doses et donc de réduire la toxicité.

Votre vétérinaire connaît bien ces produits, en cas de problème consultez le sans tarder.

 

Ne donnez jamais un médicament à votre animal sans avoir consulté votre vétérinaire.

 

Extrait de la gestion de la douleur chez les Nac et les animaux sauvages (Boehringer Ingelheim)

 

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Maladies rongeurs-lapins

01/06/2015

La teigne chez les rongeurs

La teigne des rongeurs :

 

C’est une affection courante chez les rongeurs.

Elle est due à un champignon (trichophyton ou microsporum). Ce champignon infecte la peau et les follicules pileux.

 

Des  croûtes apparaissent, elles forment des zones rondes où les poils sont cassés. Ces plaques dépilées sont caractéristiques de la teigne. Si celle-ci n’est pas traitée, la maladie va s’étendre à tout le corps de l’animal, les plaques rondes sont alors moins visibles puisqu’elles confluent (se regroupent). Dans ce cas, des prélèvements de laboratoire sont nécessaires pour permettre le diagnostic.

 

Le traitement est long (4 à 8 semaines), il combine des antifongiques locaux (bains, pulvérisations, solutions) avec des antifongiques à avaler. Le traitement est décidé par le vétérinaire en fonction des lésions. Il arrive que les lésions de teigne se compliquent d’une infection qui nécessitera alors des antibiotiques.

C’est une maladie contagieuse à l’homme et à tous les autres animaux.

Lorsqu’un animal a la teigne, tous les autres animaux qui sont en contact avec lui devront être traités.

La guérison est lente et il est fréquent que pendant les deux premières semaines de traitement, de nouvelles lésions apparaissent. L’amélioration survient le plus souvent pendant la troisième semaine de traitement. Les cages doivent également être traitées avec un antifongique.

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08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Maladies rongeurs-lapins

01/02/2015

Toxémie de gestation du cobaye

C’est une maladie métabolique qui survient en fin de gestation.

Pour différentes raisons, la femelle peut arrêter de se nourrir en fin de gestation (abdomen trop volumineux qui comprime les organes digestifs, problème de vascularisation d’un fœtus, douleur….), les graisses de réserve sont alors utilisées brutalement pour subvenir aux besoins de la mère. Ces graisses sont décomposées dans le corps et produisent des corps cétoniques responsables de la toxémie (empoisonnement du sang). C’est très rapide, quelques heures suffisent à provoquer le drame. Cet empoisonnement est mortel pour la mère.

Les femelles les plus à risque sont les femelles qui ont un haut poids à la mise au mâle. Leur graisse abdominale comprime l’utérus et les autres organes, augmentant les risques. Il est donc important  de ne pas mettre au mâle des femelles de gros poids, mais aussi de ne pas donner un régime trop riche pendant la gestation.

Le plus souvent, la femelle avorte, c’est d’ailleurs sa meilleure chance de survie. Elle pourra survivre si elle reprend rapidement une alimentation normale et si la production de toxines n’a pas été trop importante, sinon les répercussions hépatiques, rénales et cardiaques lui seront fatales.

 

Quel traitement ? Consulter son vétérinaire au plus vite.

 

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Maladies rongeurs-lapins

10/01/2015

Maux de pattes des lapins et cobayes

Maux de pattes chez le lapin et le cobaye :

 

Le plus souvent, les lésions se retrouvent aux 4 pattes de l’animal. Chez les lapins, les poils tombent le plus souvent jusqu’au jarret.

Les doigts et extrémités des pattes sont gonflés, l’animal a mal, il se déplace avec difficulté. Parfois même il ne bouge plus du tout et refuse de s’alimenter.

Dans les cas graves, des ulcérations nécrotiques apparaissent. Il est alors fréquent qu’une atteinte osseuse soit diagnostiquée par radiographie.

On observe aussi des abcès (dus le plus souvent à des staphylocoques, des streptocoques ou des pasteurellas)

Les causes de cette affection :

La litière n’est pas assez absorbante et/ou pas changée assez souvent. L’animal reste dans l’humidité. Il ne se déplace pas assez (la cage est trop petite).  Le sol n’est pas adapté aux pattes des lapins et cobayes (exemple : sol grillagé).

Chez le cobaye, une carence en vitamine C est souvent la cause première des maux de pattes.

L’obésité est un facteur aggravant.

Traitement :

Tout d’abord il est impératif de changer la cage de l’animal : cage plus spacieuse, nettoyée (et désinfectée) tous les 2 jours, il faut permettre à l’animal de se dégourdir les pattes entre 30 et 60 minutes minimum chaque jour en dehors de sa cage. Il faut contrôler la nourriture, celle-ci doit être équilibrée et pas trop riche pour empêcher l’obésité.

Traitement médicamenteux :

En fonction des lésions, l’animal recevra des antibiotiques, des anti douleurs, des vitamines (vitamine C chez le cobaye) et un traitement local.

Guérison :

Si la maladie est prise au début, la guérison est possible.

En cas de nécroses ulcérées, les lésions sont incurables.

 

Lésions de nécrose ulcérée (cobaye)

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08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Maladies rongeurs-lapins

10/10/2014

L'insuffisance rénale du cochon d'inde

http://cobayesclub.com/insuffisance_renale_cobaye.htm#.UqsrDGeA01g

Article du Docteur Boussarie

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Maladies rongeurs-lapins

10/03/2014

La myxomatose du lapin

 Avec le beau temps, les insectes piqueurs sont de retour... Ils transmettent des maladies comme la myxomatose.

N'oubliez pas de faire vacciner vos lapins!

La myxomatose du lapin :

 

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photo: www.margueritecie.com

 

La myxomatose est due à un poxvirus qui circule chez les lapins sauvages. Ce virus est transmis par les insectes piqueurs (moustiques, puces, poux…) aux lapins domestiques.

 

L’incubation dure de une à 3 semaines. La forme aigüe classique se traduit par une blépharo conjonctivite (inflammation et infection des yeux et des paupières), des lésions d’œdème et d’érythème (rougeurs) au niveau des paupières, du museau, des oreilles et du périnée. Dans un second temps, ou dans les formes moins sévères, des nodules pseudo-tumoraux (ou myxome) se développent sur la face et le périnée.

 

Aucun traitement spécifique n’existe.

 

La prophylaxie repose sur la vaccination. Les nouveaux types de vaccins  combinés contre la myxomatose et la maladie hémorragique du lapin peuvent être injectés dès l’âge de 5 semaines. L’immunité sera effective 3 semaines plus tard et durera un an.

 

Demandez conseil à votre vétérinaire.

 

08:10 Écrit par Dr F. Henin dans Maladies rongeurs-lapins

20/02/2014

L'otite du lapin et du cobaye

L’otite du lapin et du cobaye.

 

Symptômes :

Le lapin penche la tête d’un côté. Ce trouble s’accentue au fil des jours au point que le lapin peut perdre totalement l’équilibre.

Souvent ces symptômes succèdent à un épisode de coryza (éternuements, écoulement nasal, toux).

L’examen à l’otoscope permet parfois de mettre en évidence du pus dans l’oreille : on parle alors d’otite externe. Il arrive qu’aucune sécrétion ne soit présente dans le conduit auditif. Dans ce cas, une radiographie confirmera le diagnostic en mettant en évidence l’infection des bulles tympaniques : c’est l’otite moyenne.

 

Traitement :

Le nettoyage soigneux des sécrétions des conduits auditifs doit être effectué (sous anesthésie gazeuse si besoin).

Un traitement a base d’antibiotique est nécessaire.

 

Evolution :

Les otites moyennes sont fréquentes chez le lapin. Elles présentent toujours un caractère de gravité et un pronostic très réservé.

Si le traitement est débuté tôt (dès le début des symptômes) on peut espérer une amélioration des symptômes (torticolis, tête penchée).

Malheureusement, les séquelles de torticolis sont fréquentes.

Le taux de mortalité est très grand pour cette affection.

 

 

« Médecine des Nacs 100 cas cliniques » du Dr Didier Boussarie

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Maladies rongeurs-lapins

20/12/2012

L'insuffisance rénale du cobaye

http://www.cobayesclub.com/insuffisance_renale.htm

08:01 Écrit par Dr F. Henin dans Maladies rongeurs-lapins

20/11/2012

Le lymphosarcome du cobaye

http://www.cobayesclub.com/lymphosarcome.htm

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Maladies rongeurs-lapins

01/08/2012

Causes non infectueuses les troubles respiratoires (rongeurs)

1. Environnement

 

La température, les courants d'air, les poussières, les gaz irritants, ces facteurs entraînent

une irritation de la muqueuse nasale pouvant rapidement être compliquée par l'intervention d’agents pathogènes.

Les courants d'air favorisent l'apparition de troubles respiratoires au delà de 0,4 m/s.

Les rongeurs et les lapins sont très sujets au stress et à toute modification environnementale.

Ils ont besoin de calme et d'isolement. Ils sont sensibles à des températures trop élevées, aux variations de température, au froid et à l'humidité. Le taux d'hygrométrie relative optimal est de 60 % en moyenne.

Les toxiques respiratoires telles que les polluants, l'ammoniac, les fumées de tabac peuvent irriter les voies respiratoires supérieures et être à l'origine de dyspnée.

Le lapin et le cobaye sont très sensibles à la chaleur. Ils sont sujets aux coups de chaleur surtout par temps lourd et chaud en plein été, ou suite à des expositions directes au soleil sur des balcons, derrière une vitre ou pendant les transports en voiture. Le coup de chaleur se traduit par une tachypnée, une apathie, une hypersialorrhée et une hyperthermie (>41 °C), des tremblements ou des convulsions, des écoulements séreux teintés de sang par les narines et labouche. L'évolution se fait vers la cyanose, la prostration et la mort. C'est pourquoi il estnécessaire de veiller à la bonne aération de la cage, d'aménager un coin d'ombre et de laisser suffisamment d'eau à disposition. Il faut éviter les expositions sud ainsi que la proximité d'un appareil de chauffage. En cas de coup de chaleur, l'animal doit immédiatement être conduit chez le vétérinaire.

2. Obésité

La graisse intra thoracique chez les animaux obèses, peut provoquer des troubles respiratoires.

Des rhinites et bronchites atopiques s'observent essentiellement chez le lapin. Leur évolutionest saisonnière et elles correspondent à des allergies à différents pollens.

, affections métaboliques, les cardiopathies peuvent provoquer des troubles respiratoires. Le vétérinaire mettra un traitement en fonction de la maladie.

 

Une radiculite dentaire des incisives supérieures ou des premières prémolaires supérieures provoque un larmoiement chronique, séreux ou mucopurulent, des éternuements et un jetage nasal. Il y a infection par voisinage des voies lacrymales et des sinus.

5. Météorisation

 Le lapin peut présenter un gonflement aigu de l’abdomen, surtout marqué à gauche. Il provient d'une distension ou d'une surcharge de l'estomac. Ceci se produit souvent lors d'ingestion de nourriture fraîche fermentée (verdure, carottes) ou lors de l'absorption d'une quantité trop importante de nourriture sèche après une période de jeûne.

Chez le cobaye, un changement brutal d'alimentation comme l'introduction de fourrage frais au printemps peut entraîner un ballonnement abdominal.

La pression exercée par l'estomac distendu sur les poumons et le coeur est fréquemment responsable de détresse respiratoire et de l'apparition rapide d'un choc cardio-vasculaire.

 

 

 

 

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Maladies rongeurs-lapins

01/07/2012

La maladie de Tyzzer

 Maladie de Tyzzer

Décrite pour la première fois chez la souris par Tyzzer en 1917, cette maladie a depuis été décrite chez de nombreuses espèces de mammifères et plus particulièrement chez les rongeurs et le lapin.

 Etiologie

Tyzzer avait identifié l’agent causal comme Bacillus piliformis . En 1993, Duncan le replace parmi le genre Clostridium . Il s’agit d’une bactérie mobile à Gram négatif caractérisée par son pléiomorphisme. Elle est très résistante dans le milieu extérieur.

Symptômes

Les cas aigus apparaissent chez des lapins âgés de trois à dix semaines et sont caractérisés par une diarrhée aqueuse, le plus souvent hémorragique, et une apathie. La mort survient douze à quarante huit heures après le début de la diarrhée et touche 50 à 80 p. cent de l’effectif.

 

La forme chronique se manifeste également par de la diarrhée aqueuse. La mortalité touche surtout des animaux de six à huit semaines et dépasse rarement les 5 p. cent de l’effectif.

Diagnostic

Le diagnostic est difficile à effectuer chez le lapin. D’une part, le foie n’est pas l’organe préférentiellement atteint contrairement à la souris. D’autre part, les lésions macroscopiques sont pratiquement absentes lors de maladie aiguë. Par ailleurs ces lésions sont typiques mais non pathognomoniques. Enfin la culture de Cl. piliformis s’avère difficile.

Le diagnostic différentiel inclut la listériose, la staphylococcie, les coccidioses.

 

Traitement et prévention

 

Le traitement s’avère aléatoire du fait de l’évolution rapide de la maladie, de la localisation intracellulaire de Cl. piliformis et de la formation de spores. Les meilleurs résultats sont obtenus avec les tétracyclines.

 Les méthodes de prévention sont de ce fait primordiales. Elles reposent sur une désinfection des locaux avec des produits actifs sur les spores. L’utilisation de l’hypochlorite de sodium à 0,3 p.cent après cinq minutes de contact s’est montrée efficace. Le formol détruit également les spores.

 

 

D'après: "PRINCIPALES MALADIES DU LAPIN, DU COBAYE, DU CHINCHILLA, DU HAMSTER ET DU RAT DE COMPAGNIE" par Catherine, Gabrièle, Denise SOLAU POISSONNET

 

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Maladies rongeurs-lapins

20/03/2012

La maladie hémorragique du lapin

La maladie hémorragique virale du lapin (RHD)

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photo: Merial

Cette maladie est signalée pour la première fois en France en 1988 sur des lapins domestiques. Dans les élevages, la maladie apparait de façon brutale, la morbidité est de 30 à 80%, la mortalité supérieure à 50%.

Le virus est un calicivirus. La transmission se fait par contact direct avec les sécrétions de lapins contaminés ou par les fourrages contaminés par les malades.

La période d’incubation est très courte : de 1 à 3 jours. Le lapin est le plus souvent retrouvé mort avec une tâche de sang au niveau des narines. A l’autopsie, les lésions sont caractéristiques, dominées par des hémorragies.

Il n’existe aucun traitement. La prophylaxie se base sur la vaccination. Les nouveaux vaccins combinés contre la myxomatose et la maladie hémorragique du lapin peuvent être administrés dès l’âge de 5 semaines. Ils donnent une immunité qui débutera 3 semaines après la vaccination et durera un an.

Demandez conseil à votre vétérinaire.

 

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Maladies rongeurs-lapins

10/12/2010

Fracture de la colonne vertébrale du lapin

Fracture de la colonne vertébrale du lapin :

 

Symptômes :

 

D’apparition brusque, les symptômes sont le plus souvent une paralysie complète des 2 membres postérieurs (voir des 4 membres).

 

Diagnostique :

Le diagnostique sera posé après un examen neurologique, complété par une radiographie.

 

Traitement :

Le plus souvent, aucun traitement ne pourra être efficace, la seule solution est alors l’euthanasie afin d’éviter les souffrances et les complications d’escarres.

 

 

Les paralysies de l’arrière-train d’origine traumatique sont de loin les plus fréquentes chez le lapin. Elles correspondent à un traumatisme médullaire associé ou non à un traumatisme vertébral (fracture, luxation).

Les causes de ces traumatismes médullaires sont :

            Une contention suivie de mouvements de détresse.

            Des ruades.

            Des sauts dans la cage ou dans l’habitation.

 

Source : Médecine des N.A.C. 100 cas cliniques Dr Boussarie

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Maladies rongeurs-lapins

10/11/2010

La maladie respiratoire chronique du rat

La maladie respiratoire chronique du rat :

 

C’est une maladie fréquente, due à un mycoplasme (mycoplasma pulmonis). Elle se développe souvent entre 12 et 18 mois.

 

Symptômes :

Dyspnée (difficulté à respirer) est intense, aggravée par l’effort. Le rat se tient souvent la tête relevée, il y a souvent des saignements de nez (épistaxis vrai).

 

Facteurs favorisants :

La présence concomitante de virus (Sendai, corona virus), facteurs génétiques, carence en vitamines A et E.

Le rat est très prédisposé anatomiquement aux infections respiratoires à cause de l’étroitesse des voies respiratoires supérieures, la cavité thoracique petite et la persistance du thymus.

 

Traitement :

A base d’antibiotique, il ne fait que blanchir l’infection. Le rat ne guérit donc pas complètement, les rechutes sont fréquentes et finissent par l’emporter.

 

Source: Médecine des N.A.C 100 cas cliniques. Dr Boussarie

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Maladies rongeurs-lapins

20/09/2010

La pneumonie à Pasteurella du lapin

La pneumonie à Pasteurella du lapin :

 

Symptômes :

Eternuements, abattement, chute d’appétit, dyspnée, respiration bruyante, fièvre. L’auscultation des poumons révèle des râles pulmonaires sifflants. La radiographie montre des épanchements, des opacifications et souvent des abcès.

 

Traitement :

Malgré les traitements à base d’antibiotiques et d’aérosol, le taux de survie est très faible.

 

 

La pasteurellose est une affection fréquente de pronostic toujours réservé. Sa transmission s’effectue par contact direct et la gravité varie selon les facteurs de virulence.

Pasteurella multocida présente deux sérotypes : le sérotype A qui est responsable de pneumonie, le sérotype B responsable de septicémie.

Il y a une atteinte primitive des voies respiratoires supérieures. Une pneumonie fait suite, accompagnée souvent de pleurésie et d’abcès pulmonaires. L’infection des voies respiratoires profondes fait suite en général à un coryza associé à une modification de l’environnement et une diminution de la résistance organique.

L’évolution est souvent rapide et mortelle.

 

 

Source : Médecine des N.A.C. 100 cas cliniques. Dr Boussarie

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Maladies rongeurs-lapins

10/05/2010

Les aliments toxiques pour le rat domestique

Les aliments toxiques pour le rat domestique.

 

Avant même de parler d'aliments il est bien entendu que comme pour un enfant, vous devez veillez à ce que votre rat n'avale pas de produits ménagers, de médicaments, etc.... Si par malheur cela arrive vous devez contacter sans tarder votre vétérinaire.

Que ce soit café, alcool ou autre, rappelez vous la taille de votre animal (200x plus petit qu'un homme) et imaginez la dose qu'une simple lampée d'alcool représente pour lui..... Un rat peut mourir en ayant bu dans le fond d’un verre de bière ou d’alcool !

Attention aux mégots de cigarettes, ils provoquent une intoxication mortelle à la nicotine.

Il faut aussi savoir que différents aliments peuvent avoir des effets toxiques à plus ou moins long terme. L’intoxication ne sera peut être pas aigue, mais à  force d'en manger cela peut avoir des conséquences graves sur sa santé :
* le cas des agrumes pour les rats mâles : une molécule présente dans ces fruits fait mauvais ménage avec leurs hormones, et finit par attaquer les reins (le D-lémonène pour être précis).
* le chocolat est aussi peu recommandé car il comporte une toxine que la plupart des animaux ne digèrent pas (la théobromine) et peut entraîner des conséquences à long terme sur les reins, le foie et le système cardiovasculaire en cas d'abus.

On pensera aussi à nettoyer les fruits et légumes que l'on donne pour ne pas qu’il reste de résidus de produits toxiques (insecticides, fongicides, engrais….).

Évitez enfin de donner des aliments pourris, périmés, ou moisis, c'est souvent toxique pour les rats aussi!

On évitera les boissons gazeuses.

Attention avec  les pâtes à tartiner type beurre de cacahouète et Nutella : en effet avec des aliments très pâteux et très bons, les rats s'en mettent plein la bouche, et peuvent étouffer.

08:00 Écrit par Dr F. Henin dans Maladies rongeurs-lapins